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Les solutions de Juninho et Leboeuf pour sauver l’OL

Juninho

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La très mauvaise passe lyonnaise ne laisse pas insensibles Juninho, l’ancien artificier de l’OL, et Frank Leboeuf. Dans Luis Attaque, les membres de la Dream Team ont donc décrypté les maux des Lyonnais.

Si l’Olympique Lyonnais n’est pas en crise, il n’en est pas loin. Quatorzième de Ligue 1, l’équipe de Rémi Garde a essuyé un humiliant revers dimanche à Montpellier (5-1). Une défaite cinglante qui interpelle forcément, notamment au sujet de la politique de jeunes adoptée par Jean-Michel Aulas. « Quand tu fais confiance aux jeunes, tu prends le risque de prendre plus de temps pour trouver des solutions et pour avoir une équipe capable de rivaliser avec les meilleures, tempère l’ancien Lyonnais Juninho. Aujourd’hui, il n’y a pas d’autres solutions à moins de trouver un partenaire qui soit capable d’aller chercher des joueurs, comme c’est le cas avec le PSG ou Monaco. »

Evidemment, l’OL n’a pas encore trouvé son mécène et doit donc composer avec les moyens du bord. Pas simple. « Ce qui m’a rendu inquiet, c’est que je n’ai pas trouvé les jeunes ambitieux, dotés de la culture de la victoire », poursuit le Brésilien. Mais alors que faire ? « A tous les niveaux du club, il y a un besoin de resserrer les boulons, avance Frank Leboeuf. Je ne changerai pas d’avis, j’ai la sensation que le club va s’en sortir, mais j’ai envie de passer un message au président Aulas : Quand il y a trop d’effets médiatiques, ça dessert le club. Je préférerais voir le président Aulas rentrer dans le vestiaire et mettre des claques à des joueurs pour leur dire de se bouger un peu, plutôt que de le voir s’épancher sur les réseaux sociaux, à la télé ou à la radio. »

Juninho : « Lyon n'a pas de vrai numéro 10 »

Juninho qui connait par cœur son ex-président rebondit. « Il fait passer un message à la presse, c’est vrai. Il essaye de changer le débat, de protéger les joueurs. Mais en interne, il fait passer un autre message, un message fort. C’est un président intelligent. Mais la différence, c’est qu’à l’époque, on avait une équipe équilibrée et on avait envie de gagner. Aujourd’hui, ces jeunes-là ont rêvé d’en arriver là mais ils ont oublié qu’il fallait travailler pour ça. Et Lyon a beaucoup plus de pression aujourd’hui. »

Autre idée, la possibilité de voir Sidney Govou, qui s’entraîne actuellement à Tola Vologe, intégrer l’effectif. Malgré ses 34 ans et de nombreux pépins physiques, ce symbole d’un OL flamboyant au cœur des années 2000 pourrait amener un peu d’unité dans le vestiaire lyonnais. « Il a tout gagné avec Lyon, rappelle Juninho. Il a commencé ici. Peut-être qu’il aura la possibilité de faire partager son expérience et pourquoi pas d’entrer dans certains matches pour faire la différence. Il a toujours eu des capacités physiques énormes même si ce n’est pas le Sidney Govou d’avant. Mais selon moi, Lyon n’a pas de vrai numéro 10 aujourd’hui. Alors il faut peut-être penser à sauver cette saison, et penser déjà à la prochaine. »

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