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Les vraies raisons d’un conflit

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Conflit de personnes, lutte d’egos ou bilan en trompe l’œil… Les causes qui ont déclenché la guerre interne qui déchire l’OM sont multiples et complexes.

En conflit ouvert avec Vincent Labrune, le président du conseil de surveillance, Pape Diouf sera fixé sur son sort après la rencontre avec Robert Louis-Dreyfus, prévue ce mercredi à Zurich, en Suisse. Mais comment en est-on arrivé là ?

Point de départ d’un divorce annoncé, le départ d’Eric Gerets. Selon nos informations, il existerait en effet un document écrit prouvant que RLD a demandé à Pape Diouf en mars dernier de garder à tout prix l’entraîneur belge la saison prochaine. L’intéressé était-il au courant de l’existence de ce document ?
Manque de communication ou incompréhension, l’entraîneur de l’OM a en tout cas choisi de quitter le club : « Le premier qui a mis la pagaille dans cette histoire, c’est l’actionnaire, a expliqué sur l’antenne de RMC, Eric Gerets, en référence aux déclarations de Robert Louis-Dreyfus qui menaçait en janvier Pape Diouf et Eric Gerets de devoir "tirer les conséquences" s’ils n’obtenaient pas un titre et une place dans les deux premiers en fin de saison (l'OM oscillait alors entre la 3e et la 5e place). Mettez-vous à la place de Pape Diouf : c’était sans doute difficile pour lui de venir me proposer une prolongation de contrat les semaines suivantes. Je crois toutefois que tout le monde a sa part de responsabilité dans cette histoire : Robert Louis-Dreyfus, Pape Diouf et moi-même. » Pour l’actionnaire, le mal est fait. Et le responsable tout trouvé.

RLD reproche aussi à son président d’avoir séché le conseil de surveillance présidé par Vincent Labrune mercredi dernier. Motif de son absence : il devait remettre le trophée de champion de France aux moins de 16 ans de l’OM. Dans les faits, les relations exécrables entre Pape Diouf et Vincent Labrune expliquent le "lapin" du Sénégalais. D’autant qu’il s’agit déjà du troisième rendez-vous manqué cette année…

Les déclarations du président marseillais dans la presse où il affirme notamment être le seul décideur à l’OM irritent aussi l’entourage de RLD. Enfin, il y a l’affaire des signatures des contrats. En début d’année, Pape Diouf a obtenu auprès de RLD l’autorisation de ne plus apposer la signature du président du conseil de surveillance pour simplifier les procédures. Mais en contrepartie, il devait au moins y avoir la signature obligatoire d'Antoine Veyrat, représentant de l'actionnaire. Or Pape Diouf a continué de court-circuiter Veyrat qui était mis au courant des contrats bien plus tard... En n’en faisant qu’à sa tête, Pape Diouf a peut-être grillé tous ses jokers.

L.B. et A.B. (RMC Sport)