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Ligue 1 : l'OM lance sa saison en fanfare

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Flanqué de son nouvel entraîneur Michel, l’Olympique de Marseille a décroché ce dimanche son premier succès en Ligue 1 de la saison face à Troyes (6-0), après deux défaites en deux matches. Avec un culot et des gestes spectaculaires qu’on ne leur avait pas vu depuis longtemps.

Certains crieront déjà à l’effet Michel. Reconnaissons que l’Olympique de Marseille a montré ce dimanche face à Troyes son meilleur visage depuis le début de la saison. Voire depuis janvier dernier, après un titre de champion d’automne et avant une dernière ligne droite ratée. Vainqueurs de l’Estac (6-0), les Marseillais ont surtout décroché leurs premiers points, après deux défaites lors des deux premières journées : l’une face à Caen sonnant la fin de l’ère Bielsa, l’autre à Reims sous l’égide de l’intérimaire Passi. A chaque fois sur le même score (1-0)… et sans aucun but inscrit par l’OM.

Difficile de définir la patte Michel après seulement 90 minutes. Cette équipe de Marseille garde encore quelques accents « bielsesques » dans sa volonté d’aller de l’avant et dans l’abondance de centres et de tirs. Avec en plus un bon repli défensif et une sérénité perdue depuis déjà la deuxième partie de la saison dernière. « Il y a des joueurs qui apportent de la sérénité, à l’image de Diarra, relève Jérôme Rothen, membre de la Dream Team RMC Sport. Dans le repli défensif, ils ne sont pas en danger. En tout cas, c’est spectaculaire. »

Reprise de volée de Diarra, ciseau acrobatique d’Ocampos

Spectaculaire, comme ce coup de génie de Lassana Diarra, qui honorait ce dimanche sa première cape sous le maillot olympien. Le milieu défensif a fêté ça d’une reprise de volée pétaradante aux vingt mètres, venue se loger dans la lucarne de Petric (48e minute). Le gardien troyen avait avant cela encaissé un but de Barrada (19e), excellent avant de sortir sur blessure, peu avant l’heure de jeu. « On sent qu’il y a de l’enthousiasme : ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu les joueurs comme ça », résume Rothen.

Longtemps qu’on n’avait pas vu Michy Batshuayi cadrer une frappe et marquer, qui plus est à deux reprises (58e et 90e). Longtemps qu’on n’avait pas vu un Olympien tenter et réussir un ciseau acrobatique comme Lucas Ocampos sur le quatrième but (64e). Pour le cinquième but, c’est un cinquième buteur, Romain Alessandrini. Et que dire de Benjamin Mendy, sans doute le meilleur Marseillais du soir, au four et au moulin, toujours juste techniquement ? Il y a dans ces gestes spectaculaires du sourire ainsi que de la joie. Celle, retrouvée, de laisser les ennuis extra sportifs de côté pour prendre de nouveau du plaisir sur le terrain. Dans les travées du Vélodrome aussi : l’homme à la veste bleue, Michel, n’a eu besoin que de 90 minutes pour emporter l’adhésion. Si sa glacière était toujours là, Marcelo Bielsa semblait bien loin dimanche soir.

A.Bo