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Ligue 1: le coup de gueule de Der Zakarian sur le travail à l'entraînement en France

L'entraîneur de Montpellier Michel Der Zakarian ne comprend pas pourquoi certains acteurs ou observateurs du football affirment que les joueurs de Ligue 1 travaillent moins que leurs homologues à l'étranger.

Moins de rigueur, trop de laxisme… L’idée selon laquelle les joueurs travailleraient moins en France comparativement aux championnats étrangers fait débat. Au début du mois de novembre, l’ancien milieu de terrain de l’OM désormais en Italie, à Sassuolo, Maxime Lopez avait pointé du doigt le manque d’exigence dans les clubs de Ligue 1. 

"Ici, en Italie, on peut arriver à 13h et rentrer chez nous à 20h. Le coach ne dit pas: ‘Aujourd’hui, on fait une heure et demie’, avait-il déclaré dans l’émission "Top Of The Foot", sur RMC. Les Italiens ont cette rigueur dans la peau. Ça ne fait même pas un mois que je suis ici et je le ressens. (…) C’est vrai qu’il y a une différence par rapport à la France." Cet avis, Michel Der Zakarian ne le partage pas. Il aurait même tendance à agacer le coach de Montpellier.

"C’est n’importe quoi, on bosse aussi en France"

Ce vendredi, à deux jours de la réception de Strasbourg dans le cadre de la 11eme journée de Ligue 1, MDZ s’est de lui-même emporté contre cette mauvaise image après avoir évoqué le cas de son milieu de terrain Junior Sambia. Avant d’être gravement touché par le Covid-19, le joueur montpelliérain n’en faisait pas assez selon son coach. Mais son attitude a depuis changé. 

"Il travaille mieux à l’entraînement, il a une meilleure approche du métier" remarque Michel Der Zakarian avant de pousser un coup de gueule: "Il ne faut pas attendre d'être à l'étranger pour dire que là-bas, on travaille. En France, on travaille aussi. Mais il faut avoir envie de travailler quand on vient le matin. C’est n’importe quoi (quand on dit que l’on ne travaille pas en France). On bosse aussi en France. Il faut faire les choses à fond. Quand tu demandes de faire des choses à haute intensité, tu les fais. Tu ne les fais pas dans la demi-mesure. Si on veut progresser, il faut travailler. Il y a des jours où on coupe, des séances plus calmes… Mais quand on fait des séances de vitesse, de force, il faut les faire à fond. Pas en footing."

ABr avec JL à Montpellier