RMC Sport

Ligue 1: le président de Caen dénonce "une tentative de déstabilisation" de Guingamp

Joint par RMC Sport, Gilles Sergent, président de Caen, a dénoncé une tentative de déstabilisation après les doutes émis auprès de la Ligue sur l’intégrité du match Caen-Angers (0-1) par le président de Guingamp, Bertrand Desplat.

En course pour le maintien, Caen doit se battre sur un autre terrain depuis ce mardi. La rencontre entre le Stade Malherbe et Angers (0-1), qui s’est tenue samedi dans le cadre de la 32e journée de Ligue 1, a fait l’objet d’un signalement avant le coup d’envoi par le président de Guingamp, Bertrand Desplat, sur son intégrité. Une action qui a provoqué la mise en instruction de l’affaire par la commission de discipline, qui étudiera ce dossier mercredi. 

"Aucun élément factuel"

Joint par RMC Sport, Gilles Sergent, président normand, dénonce les agissements du président breton. "Si ça n’est pas de la déstabilisation, ça a toute la couleur d’une tentative de déstabilisation, a-t-il déclaré. Il n’y a visiblement aucun élément factuel. La Ligue attendait, samedi après-midi, un écrit du président de Guingamp qui n’est visiblement pas arrivé. Dès le samedi après-midi, on a été surpris, choqué de ce qui pouvait apparaître comme des manœuvres. 

Une enquête a démarré, c’est parfait, poursuit-il. On va écouter, on va participer à l’enquête, j’imagine. Aujourd’hui, le sujet du Stade Malherbe, c’est de se sauver sur le terrain et pas dans les coulisses. Le plus important, c’est le rectangle vert, c’est notre priorité. Je suis choqué qu’il puisse y avoir des manipulations ou des débats en coulisses qui puissent influencer le cours des choses. Je suis un peu surpris de la réactivité dont a fait preuve le directeur général de la Ligue sans avoir d’élément factuel qu’il attendait de la part du président de Guingamp."

Mis au courant six heures avant le match face à Angers, le dirigeant normand a prévenu ses entraîneurs, Rolland Courbis et Fabien Mercadal, qui ont, à leur tour, mis leur capitaine Prince Oniangue au courant peu de temps avant le coup d’envoi. 

"Je ne comprends pas l'attitude de Desplat"

Il s’en prend à l’attitude de Desplat. "Je ne la comprends pas, s’offusque-t-il. J’ai cru comprendre que le président de Guingamp se présentait comme un lanceur d’alerte, je ne suis que président du Stade Malherbe. Je trouve l’attitude surprenante, étonnante, sauf s’il y a des faits précis, ce que je n’imagine pas une seconde."

Il attend désormais impatiemment une avancée rapide de l’enquête. "Une partie du mal est fait, sur les plans médiatique et footballistique, regrette-t-il. Le match a eu lieu, pression a été mise. Ce n’est pas pour ça que le stade Malherbe a perdu mais un coup de fil sans élément tangible six heures avant le début du match, ça me chagrine, ce n’est pas ça comme que je vois le football."

NC avec Maureen Lehoux