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Ligue 1: Reims sur le podium grâce à une défense qui frôle les records

Tombeur de Montpellier samedi lors de la 10e journée de Ligue 1 (1-0), le Stade de Reims n'en finit plus d'étonner. L'équipe de David Guion, désormais troisième derrière Nantes et le PSG, s'appuie principalement sur une défense en béton organisée autour du jeune portier serbe Predrag Rajkovic.

Quel est le point commun entre le Brestois Gaëtan Charbonnier, le Nantais Kalifa Coulibaly, et les Dijonnais Julio Tavares et Mama Baldé? Ces quatre joueurs sont les seuls à avoir trompé la vigilance de Predrag Rajkovic cette saison. Acheté l’été dernier au Maccabi Tel-Aviv, le jeune portier de 23 ans commande la meilleure défense de Ligue 1. Avec seulement quatre buts encaissés lors des 10 premières journées, le Stade de Reims fait effectivement mieux que le PSG (5 buts encaissés), Nantes (6), Rennes (7) ou encore Montpellier (9).

Samedi, c’est justement le MHSC qui a buté sur le mur rémois (1-0). Mis en difficulté par le pressing adverse, les protégés de Michel der Zakarian ont eu un mal fou à inquiéter Rajkovic et plus globalement à s’approcher de sa surface. Car l’efficacité du Stade de Reims en défense ne repose pas seulement sur les parades de son gardien.

Installé sur le podium

S’il remplace avec brio Edouard Mendy, parti au Stade Rennais, Rajkovic peut aussi compter sur la vigilance de la paire Yunis Abdelhamid-Axel Disasi. Un savant mélange d’expérience et d’insouciance entre l’international marocain de 32 ans, auteur du seul but de la rencontre contre Montpellier (1-0), et le Val d'Oisien de 21 ans. Sur les côtés, Ghislain Konan (23 ans) et Thomas Foket (25 ans) ont également passé un cap ces dernières semaines, au point de devenir des valeurs sûres de la Ligue 1 chez les latéraux.

Record de Bordeaux et Paris égalé

Il ne faut pas non plus occulter le rôle joué à la récupération par le capitaine Jacques-Alaixys Romao et l’élégant Xavier Chavalerin. Bien en place dans le 4-2-3-1 de David Guion, Reims n’a donc été chercher le ballon au fond de ses filets qu’à quatre reprises cette saison. Seuls les Girondins en 1989-1990 (2 buts encaissés) et les Parisiens en 1996-1997 (3) ont fait aussi bien dans l’histoire de la première division française après 10 journées.

Des gros se sont cassé les dents

Bordeaux et le PSG avaient tous deux terminé à la deuxième place du championnat en 1990 et 1997. Reims, qui a fait son retour dans l’élite à l’été 2018, n’en est pas encore là. Mais Rémi Oudin et sa bande peuvent déjà se targuer d’avoir fait tomber des poids lourds comme Marseille (2-0), Lille (2-0), Paris (2-0), Rennes (1-0) et donc Montpellier (1-0). Les défaites face à Brest (1-0), Nantes (1-0) et Dijon (2-1) sont les seuls points noirs d'un début de saison remarquable. Avec 17 points au compteur, le club champenois occupe provisoirement la troisième place du classement derrière Nantes et le PSG. Le Nîmes Olympique, prochain adversaire des Rémois et sur une série de quatre matchs sans victoire, a toutes les raisons de s’inquiéter. Même constat pour Bourg-en-Bresse, pensionnaire de National, que Reims affrontera le 30 octobre en 16es de finale de la Coupe de la Ligue.

Mais qu'en est-il des ambitions des Rémois? "Notre objectif, c'est de faire aussi bien que l'année dernière en Ligue 1 (8e). On n'a pas la prétention de dire qu'on joue l'Europe. L'objectif, c'est déjà de se maintenir. Dès qu'on aura un nombre de points intéressant, on verra", a glissé Yunis Abdelhamid dans l'After Foot samedi sur RMC. Pour le maintien, a priori, c'est plutôt bien parti.

Rodolphe Ryo