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Lille-Bordeaux : le LOSC ne s’arrête plus

Rodelin et Digne

Rodelin et Digne - -

Malgré l’ouverture du score de Bordeaux, Lille s’est offert une quatrième victoire de rang en Ligue 1, en clôture de la 27e journée (2-1). Deux buts superbes, signés Rodelin et Kalou, permettent aux Lillois, désormais septièmes, de poursuivre leur ascension.

Pendant près d’une heure, le Grand Stade Lille-Métropole a dû croire que Pascal Papé, capitaine du XV de France et auteur du coup d’envoi fictif de la rencontre, lui avait transmis toute la poisse tricolore. Victorieux de leurs trois dernières rencontres de L1, les Lillois, largement favoris face à un Bordeaux à l’arrêt depuis la 23e journée, ont ainsi vu les Girondins ouvrir le score sur un penalty très heureux de Plasil… entre les jambes d’Elana (31e), puis être tout proches de doubler la mise sur corner, par Diabaté (38e) et Sané (44e).

Mais les hommes de Rudi Garcia n’avaient pas l’intention de faire mentir les dynamiques diamétralement opposées des deux formations et ont profité de l’effondrement des Bordelais, qui jouaient ce dimanche leur 12e match en six semaines, en deuxième période. C’est Ronny Rodelin qui a sonné la révolte en inscrivant enfin son premier but parmi l’élite (après deux réalisations, face à Paris puis Bordeaux finalement refusées). Et cela valait le coup d’attendre, vu la qualité de celui-ci : une demi-volée volée somptueuse, du gauche, consécutive à une déviation de Basa (59e).

Le bijou de Kalou

Un coup de massue pour Bordeaux, qui ne s’en relèvera pas. Très logiquement, Kalou, tout aussi inspiré que son jeune partenaire, portera le coup de grâce dans la foulée. Sur un bon centre de Pedretti, l’Ivoirien contrôle de la poitrine, humilie Trémoulinas d’un crochet létal avant de finir le travail (72e). Steve Elana s’attachera à préserver cet avantage jusqu’au bout, grâce, notamment, à une parade magistrale sur une frappe de Ben Khalfallah (89e). De quoi permettre aux Lillois de continuer à rêver à un destin européen. Contrairement à leurs adversaires, qui s’enfoncent encore un peu plus après ce quatrième revers de rang.

A.T.