RMC Sport

Lisandro : « Perdre me fait toujours mal »

Lisandro Lopez évoque la mauvaise passe de L'OL

Lisandro Lopez évoque la mauvaise passe de L'OL - -

Lisandro Lopez n’aime pas se livrer devant les médias. Depuis janvier, l’attaquant argentin ne s’était pas exprimé en conférence de presse. Ce mercredi, le Lyonnais a évoqué la mauvaise passe de Lyon, son avenir à l’OL et ses relations avec Gomis.

Lisandro, comment avez-vous vécu la mauvaise série de l’Olympique Lyonnais (3 défaites et 2 nuls avant Toulouse) ?

Très très mal… Je suis quelqu’un qui n’aime pas du tout perdre et ça me fait toujours mal. Quand ce sont des séries comme ça, trois défaites, deux matches nuls, qu’on ne trouve pas la victoire… Je l’ai mal vécu, sincèrement. J’étais un peu obsédé et désespéré à l’idée de retrouver la victoire. A la fin du match de dimanche (victoire contre Toulouse, 3-1 ndlr), j’étais content, mais surtout soulagé.

Comment expliquez-vous ce qui s’est passé à Bastia (1-4), face à Sochaux (1-2) ou à Reims (0-1) ?

Ça arrive. Je pense que ce sont des attitudes et des petites choses qui se perdent individuellement… Après, on le ressent sur le terrain. Et peut-être qu’on ne s’en rend pas compte tout de suite. C’est vrai que le niveau de l’équipe n’est pas le même cette année. On aimerait retrouver le Lyon de la première partie de saison.

Quel a été le déclic pour l’équipe, avant le match contre Toulouse ?

Après chaque match, on fait un point. On essaye toujours de rebondir après la défaite et de corriger les erreurs. On n’a rien fait de particulier avant ce match, sinon de travailler, de se concentrer sur les choses à faire sur le terrain et d’essayer de rester positifs. Mais c’est vrai que c’est très difficile de s’en sortir quand on est dans une mauvaise série, surtout mentalement. Ces derniers temps, on a beaucoup parlé entre nous et avec le staff, pour trouver des solutions.

Malgré la victoire face à Toulouse, on a l’impression que cela reste fragile…

Je pense qu’on a quand même ressenti moins de fragilité contre Toulouse, même si le contenu du match n’était pas très bon. Je crois qu’on a montré des choses qu’on n’a pas forcément montrées dans les matchs précédents : de la solidité et de la solidarité. On était plus costauds. Mais c’est vrai que dans le jeu, on n’était pas bons. On peut et on doit faire beaucoup mieux.

Est-ce une des conséquences du mercato ?

Peut-être que le groupe était un peu déstabilisé. Mais le mercato ne dure qu’un mois, après c’est fini. On doit se concentrer à 100% et faire en sorte que l’équipe gagne. Ce n’est pas nous qui gérons le mercato, mais on essaye de rester le plus serein possible. C’est possible que le niveau de certains joueurs ait baissé à cause de cela. Mon niveau n’est pas le meilleur depuis que je suis à Lyon, mais je n’ai pas l’impression que ce soit lié au mercato.

Quelles sont les clés de la fin de saison ?

C’est de gagner le plus de points possibles. A ce moment de la saison, le plus important c’est la victoire. Après, si on joue bien, si on a le ballon et si on se crée beaucoup d’occasions, on a plus de chances de gagner. Je préfère des matchs comme contre Toulouse, où on n’a pas fait grand-chose dans le contenu mais où on a gagné. Car en ce moment, c’est le plus important. On n’a plus vraiment le temps d’améliorer le jeu : il faut gagner pour finir le plus haut possible.

Vous avez rendu le brassard de capitaine au début de l’année. Êtes-vous plus apaisé depuis ?

J’en ai parlé avec le président et pour moi, c’est le plus important. Je suis un peu plus tranquille, c’est vrai. Sincèrement, je ne veux pas trop revenir sur l’histoire du brassard. J’ai déjà donné les explications au président. Pour moi, c’est suffisant.

Vous sentez-vous frustré de marquer moins de buts que les saisons passées ?

Nous, les attaquants, on aime bien marquer. Cette année, j’ai d’autres choses à faire, j’ai une fonction un peu plus défensive. Mon travail sur le terrain n’est pas le même. La priorité, c’est l’équilibre de l’équipe et qu’elle gagne les trois points à la fin du match. Individuellement, on ne va pas parler de positionnement, mais le travail est différent, même si en termes de statistiques j’aimerais faire mieux, marquer plus de buts et faire davantage de passes décisives… Mais bon, le travail que je fais n’est pas trop mauvais, je pense.

On sent moins de complicité sur le terrain entre vous et Bafétimbi Gomis…

Je m’entends toujours très bien avec Bafé. On peut avoir des problèmes en dehors, mais sur le terrain, il n’y en a aucun avec lui. Il reste quelqu’un pour qui je vais tout donner, comme pour tous les autres.

Voulez-vous rester à Lyon la saison prochaine ?

Ma situation personnelle est toujours la même. On a eu quelques échanges avec le président, mais pas plus que ça. Quand le championnat sera terminé, on parlera de la situation personnelle de chacun. On verra si je continue ou pas. Aujourd’hui, je veux finir le championnat. Il faut penser collectif, c’est le plus important. A la fin du championnat, on verra où on en est, et on parlera avec les responsables de ma situation personnelle.

A lire aussi :

- Lyon, la crise dans le rétro ?

- Fernandez : « Lyon a failli sombrer »

- Lyon retrouve le sourire

Propos recueillis par Edward Jay