RMC Sport

Lorient-Ajaccio : complètement fou !

La joie des Lorientais

La joie des Lorientais - -

Le match entre Lorient et Ajaccio, ce dimanche, a accouché d’un nul spectaculaire et riche en émotions (4-4). Mais un peu trop riche en buts pour les deux entraîneurs, qui n’ont pas caché leur colère à l’issue de la rencontre.

La rencontre entre Lorient et Ajaccio n’a duré que 94 minutes ce dimanche après-midi. Pourtant, le public du Moustoir, comme les 22 acteurs ayant foulé sa pelouse, ont eu l’impression de vivre plusieurs matches dans le match. Car ce Lorient-Ajaccio, qui ne payait pas forcément de mine, qui ne rimait pas spécialement avec feu d’artifice et, enfin, ne vendait pas particulièrement du rêve, en a vendu beaucoup, finalement. Huit buts, un scénario complètement fou : la 10e journée de Ligue 1 a connu un véritable show. Et, de manière plus générale, le championnat a vécu ce dimanche son match le plus spectaculaire de la saison (4-4). Au détriment des deux équipes, forcément, qui stagnent (Ajaccio toujours 13e) ou glissent (Lorient 9e) au classement.

Pour y avoir autant d’étincelles, donc de buts, il fallait deux défenses complices et la première à se laisser prendre à ce jeu-là, fut celle de Lorient, déjà coupable d’un trou d’air la semaine dernière, à Valenciennes. Dans le Nord, les Merlus avaient pris un set de tennis (6-1). Chez eux, sur leur pelouse synthétique, ils n’étaient pas loin du compte, une nouvelle fois, lorsqu’arrivé à la pause, le tableau d’affichage indiquait 4 buts à 1 pour l’AC Ajaccio. Une lucarne arrachée par Belghazouani dès la première minute, une demi-volée de Mutu (12e), deux autres lucarnes (39e et 45e) signées Eduardo. Lorient, malgré la réduction du score de Lautoa (33e), est KO debout. Dix buts encaissés en une semaine, soit presque autant que lors des huit premières journées.

Dupont : « Plus qu’en colère »

De quoi rendre fou Christian Gourcuff. « Vendredi (contre Brest, 11e journée, ndlr), on ne va pas en prendre 4 ou 5 encore, tonnait, furieux, le technicien breton à l’issue du match. Si ça continue, à un moment donné, c’est moi qui vais y laisser ma peau. OK, ça peut arriver une fois. A Valenciennes, on a eu le fait d’être à neuf comme excuse. Mais là, on a joué à onze contre onze et on en a pris quatre. » Puis Jérémie Aliadière, bien aidé par l’entrée de Maxime Barthelmé, est sorti de sa boite, tout de suite en seconde période (46e) avant de remettre ça (79e) tout en puissance et de laisser Gilles Sunu (90e+4) faire le reste.

« On a su donner beaucoup plus d’allant dans le jeu en seconde période avec l’entrée de Barthelmé, qui est décisif sur son premier ballon, note Gourcuff. Ça montrait bien qu’il y avait une question d’état d’esprit. Ça commence à me fatiguer. On est toujours dans la réaction. Quelque part, c’est usant. Le scénario de la rencontre fait qu’on est satisfait d’avoir égalisé. Mais on a perdu deux points ce soir. » Et que devrait dire Alex Dupont alors ? A 4-1 à la mi-temps, son équipe aurait dû être à l’abri du danger, d’autant qu’il avait prévenu ses joueurs.

« Je suis plus qu’en colère, lâche l’entraîneur de l’ACA. On n’a pas mis nos actes en conformité avec nos paroles. On est entré en seconde période et au bout de quinze secondes, on avait déjà pris un but. J’espère que les plus jeunes auront appris quelque chose : qu’un match de foot n’est jamais gagné. Bravo à cette équipe de Lorient, qui n’a pas renoncé. Chapeau, ils y ont cru jusqu’au bout. » Pour le plus grand bonheur des spectateurs.

A.D avec PYL