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Lyon, les raisons du renouveau

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A l’image de sa belle victoire contre Lorient (3-0), l’Olympique lyonnais affiche en ce début d’année 2011 un visage séduisant et prometteur pour la fin de la saison. Explications.

Dans les couloirs du stade de Gerland, Jean Michel Aulas est tout sourire. Son équipe, qui vient de battre Lorient (3-0) au terme d’une prestation très convaincante, reste sur treize matches sans défaite en championnat. « Les joueurs ont pris du plaisir à jouer ensemble, explique le président lyonnais. C’est la première fois que l’on voit à Lyon un match aussi abouti depuis le début de la saison. Si on sait ne pas se griser, ça ouvre des perspectives de progression. »

Jean-Michel Aulas le sait, il n’est certainement pas étranger à la bonne marche de son club depuis le début de l’année. C’est lui qui a maintenu contre vents et marées Claude Puel malgré la pression populaire. Pendant le stage à Marrakech, début janvier, il n’a pas hésité à envoyer une lettre individuelle à chaque joueur. « Je leur ai expliqué comment je voyais l’avenir, révèle-t-il. J’ai dit que j’avais vieilli de vingt ans lors de la première partie de la saison, mais que cela n’empêchait pas d’avoir des rêves. Pour les réaliser, j’ai besoin d’eux. Ils m’ont entendu sur la manière. Je les remercie, ainsi que le staff, d’avoir compris que les enjeux collectifs dépassaient les ambitions individuelles. »

L’infirmerie est enfin vide !

Au-delà de la lettre présidentielle, une autre donnée explique le nouveau souffle de l’OL sur cette entame 2011 : l’infirmerie est vide. Seul Ederson, opéré en août d’une rupture des ischios-jambiers, est en phase de reprise. Et son retour est programmé pour fin février. Les blessures à répétition de l’été et de l’automne – douze joueurs touchés sur une période minimale d’un mois à chaque fois – sont terminées et Claude Puel peut enfin piocher dans un groupe conséquent.

Certes, le coach lyonnais a aligné sa 20e composition d’équipe différente pour le 20e match de la saison en L1. Mais en dehors de Cris, encore un peu juste, il a pu titulariser ses cadres, d’Hugo Lloris à Lisandro en passant par Jérémy Toulalan et Yoann Gourcuff, de retour après deux mois d’absence. Une épine dorsale qu’il n’avait alignée qu’à une seule reprise et pendant seulement 37 minutes face à Lille le 17 octobre dernier.

Au milieu des satisfactions, Bafétimbi Gomis se taille une part prépondérante. Auteur de son troisième doublé de la saison, il est, avec Lisandro, le meilleur réalisateur du club (8 buts). « Il a pris confiance et a beaucoup progressé dans son jeu dos au but, souligne Claude Puel. Il a aussi passé un palier physique qui lui permet de répéter des efforts. »

Avec dix titularisations consécutives depuis le 30 octobre, sa confiance rejaillit sur ses performances. Six de ses huit buts ont été inscrit depuis cette 11e journée. L’ex-panthère de Geoffroy-Guichard, sifflée il y a encore peu à Gerland, est aujourd’hui l’idole d’un stade qui scande son nom à chaque sortie.