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Maintenant, on sait !

A cinq journées de la fin du championnat, Eric Gerets a décidé de clarifier son avenir. Mettant ainsi fin à l'un des grands feuilletons de la saison 2008-09 de L1.

Le pesant suspense n’avait que trop duré. Cerné par une pression médiatique sans précédent autour du cas d’un entraîneur, Eric Gerets a choisi de le lever lui-même ce mardi, respectant plus ou moins l’une des fenêtres de tir qu’il avait définies, à savoir la fin du mois d’avril. Histoire de montrer une bonne fois pour toutes, à ses dirigeants en premier lieu, que c’était lui, et lui seul, qui menait la danse depuis le début du feuilleton « Gerets va-t-il rester à l’OM ? ». Eh bien non, il ne restera pas. Impensable il y a un mois, quand tous les observateurs s’accordaient sur la probable prolongation de contrat d’un des entraîneurs les plus populaires de l’histoire du club. Si ce n’est LE plus populaire, eu égard aux pétitions sur Internet et aux ovations répétées d’un Vélodrome qui aura intensément scandé son nom. Du jamais-vu, mais en vain.

Maintenant, on sait pourquoi Gerets, Diouf et consorts dégageaient invariablement en touche à propos de son avenir à l’OM. On sait pourquoi il répondait « Ça me fait peur » quand on lui demandait ce que lui procurait la clameur des supporters. Il devait bien se douter que mettre un terme à cette histoire passionnelle (car il le savait, n’est-ce pas ?) se révèlerait périlleux. Car le plus dur commence pour lui. Il va devoir être sacrément diplomate, ou d’une brutale franchise, pour expliquer aux fans olympiens les vraies raisons de son départ, alors que tout semblait réuni pour que l’aventure se poursuive.

Ceux-ci, meurtris, vexés aussi sans doute par cette issue, le suivront-ils jusqu’au bout des cinq matchs qu’il lui reste à diriger avant de filer vers d’autres cieux ? L’union sacrée, à la base des succès de l’équipe cette saison, tiendra-t-elle encore un mois, le temps pour lui de partir sur un titre de champion que toute une ville attend depuis dix-sept ans, rendant la pilule du départ un peu moins amère ? Autant d’interrogations qui risquent de rythmer dangereusement la vie jamais tranquille de ce club décidément hors du commun.

La rédaction - Jean-François Peres (RMC Sport)