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Marseille, Bordeaux, Lyon : au stade du rêve

Stade des Lumières de Lyon

Stade des Lumières de Lyon - -

Après Lille, c’est au tour de Bordeaux et Lyon d’attendre la livraison de leur nouveau stade. Marseille, lui, rénove son Vélodrome. Le tout pour accueillir au mieux l’Euro, qui se déroulera pour la 2e fois dans l’Hexagone, en 2016.

Le compte à rebours a déjà commencé. A moins de quatre ans de l’Euro 2016, la France court après ses stades neufs. Si le Grand Stade de Lille est sorti de terre et accueillera sa première rencontre ce soir, les autres enceintes de l’Hexagone n’en sont pas au même point, étant au mieux en travaux, au pire simplement couchées sur un morceau de papier. Si les premiers coups de burin ont été donnés à Paris, Nice ou Saint-Etienne, certains travaux peinent à débuter, comme par exemple à Bordeaux, où un stade flambant neuf (43 000 places) doit voir le jour.

« Le permis de construire a été signé par le maire (Alain Juppé, ndlr). Comme partout, il y aura une période de recours. Pour le reste, tout est ficelé, indique Jean-Louis Triaud, le président bordelais. On devrait pouvoir démarrer les travaux fin 2012 ou début 2013. » Des travaux qui prendront fin, normalement, au début de l’année 2015 et qui couteront entre 170 et 175 millions d’euros. « Le stade de Bordeaux (Parc Lescure puis Jacques Chaban-Delmas, ndlr) a été construit en 1934. C’était une obligation d’en refaire un », lance Triaud.

Le Stade des Lumières… 4 ans après

Pourtant, Lyon avait pris ses précautions. Lors de l’introduction en bourse de l’OL, en 2007, le club rhodanien avait pour ambition d’entrer dans son stade de 60 000 places, situé à Vénissieux, dès juin 2010. C’est finalement à Décines, dans la banlieue lyonnaise, que cet immense complexe de loisirs verra le jour, pour la modique somme de 450 millions d’euros. Mais après une bataille de recours, le rêve du président Jean-Michel Aulas ne devrait prendre forme que lors de la saison 2014-2015.

Autre grand club à attendre depuis longtemps une enceinte digne de ce nom : Marseille. Mais l’OM ne quittera pas son mythique Vélodrome. En travaux depuis un an, le stade olympien sera quasiment rénové de fond en comble et se verra surtout recouvert d’un toit. En attendant, la capacité du jardin de l’OM est réduite à un peu plus de 40 000 places. « Ce n’est pas vraiment les conditions idéales pour nous. C’est annexe mais quand on connaît le public du Vélodrome, quand il est derrière nous et qu’il nous soutient, c’est plus qu’un douzième homme », glisse Jérémy Morel, sans doute impatient de jouer, comme tous ses collègues de L1, dans des stades dignes d’accueillir un championnat d’Europe des nations.

Alexandre Alain avec Edward Jay et Florent Germain