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Marseille, c'est fou !

Les Marseillais ont fêté leurs héros.

Les Marseillais ont fêté leurs héros. - -

Environ 80.000 personnes ont fêté les champions de France hier dans les rues de Marseille. Un défilé marqué par des incidents avec les forces de l’ordre.

« C’est de la pure folie ! » Du haut du bus à impériale, José Anigo, très ému, n’en revient pas. Une foule monumentale est venue célébrer les champions de France au lendemain d’une dernière victoire contre Grenoble au Stade-Vélodrome (2-0). La nuit a été courte pour les joueurs marseillais. Samedi soir, après un repas avec Jean-Claude Dassier et Margarita Louis-Dreyfus, certains d’entre eux sont allés fêter la fin du championnat en boîte de nuit.

Il est 15 heures passé sur le Vieux-Port. Avec un peu de retard, le défilé peut commencer. C’est une marée humaine ! Près de 80.000 supporters sont présents pour accueillir les héros attendus depuis 18 ans. « Je voulais faire un petit barbecue entre amis et il y a un petit peu plus de monde que prévu », plaisante Laurent Bonnart. C’est grandiose ! La passion générée ici est impressionnante. » C’est la folie sur le Vieux-Port. Des « Merci Didier » résonnent dans la foule. Les joueurs olympiens n’hésitent pas à sortir leurs appareils photos pour immortaliser ces instants magiques. Vincent Labrune, le président du conseil de surveillance, lance à Margarita Louis-Dreyfus : « Lève-toi et regarde un peu ! » La veuve de RLD, une veste en cuir rose pour se couvrir du mistral, apprécie la fête : « Mes enfants, surtout les jumeaux, vivent le rêve de Robert : que Marseille gagne. Ils sont très excités par cette atmosphère incroyable et cette ville magnifique. Nous sommes tous très heureux. Finalement, tout ça est pour Robert. »

Margarita Louis-Dreyfus : « Tout ça est pour Robert »

Le spectacle n’est pas seulement dans la rue. Il est aussi sur les toits des deux bus. « Lucho », l’hymne consacré à l’Argentin, est chanté, voire hurlé par Kaboré. Avec son bandana sur lequel est écrit : « la victoire de tout un peuple », l’intéressé apprécie. Valbuena fait le show en scandant le nom de tous ses partenaires. « Je suis comme un poisson dans l’eau, tranquille », jubile-t-il.

Les joueurs brandissent un à un leurs trophées, celui de champion de France dans le premier bus, et de la Coupe de la Ligue dans le second, avant qu’ils ne soient échangés à mi-parcours. L’euphorie est toujours aussi palpable à l’Hôtel de ville où, dans une certaine confusion, ils sont accueillis par un Jean-Claude Gaudin euphorique : « On va faire un stade pour les cinquante années à venir, s’enflamme le maire de Marseille. Quoi qu’il arrive, on le refera et on le couvrira. En 1995, on m’a assez reproché de ne pas l’avoir fait. »

Mais la fête était sans doute trop belle et des incidents ont malheureusement marqué la fin des festivités. Des affrontements ont ainsi éclaté entre certains supporters et forces de l’ordre dans les rues de Marseille. Et des gaz lacrymogènes ont précipité le départ de certains joueurs à leur sortie de la mairie. Regrettable.
Aujourd’hui, les Marseillais non-concernés par la Coupe du monde s’envoleront pour le Maroc pour un stage de quatre jours à Marrakech. Avec des souvenirs pleins la tête.

AB et FG