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Marseille se maintient à flot

C'est de la tête que l'ancien défenseur du PSG a offert le clasico et trois points précieux à l'Olympique de Marseille vendredi soir

C'est de la tête que l'ancien défenseur du PSG a offert le clasico et trois points précieux à l'Olympique de Marseille vendredi soir - -

En dominant logiquement une équipe du PSG empruntée (1-0), l’Olympique de Marseille se replace dans la course au titre, en montant à la 4e place du championnat, à trois points du leader bordelais.

L’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain se cherchaient avant ce clasico. On peut dire que Didier Deschamps a trouvé des certitudes vendredi soir dans la victoire des siens (1-0). Les Phocéens ont retrouvé le succès au Vélodrome après deux nuls à domicile. L’OM a livré l’un de ses meilleurs matchs de la saison. Ce qui a plu dans l’équipe de Deschamps vendredi soir, c’est le sentiment qu'elle a enfin trouvé un collectif.

Le PSG, hier soir, n’a eu que de miettes. Rien où presque à se mettre sous la dent. Au terme des 90 minutes réglementaires, Paris n’a eu qu’une seule occasion à son actif. Il manquait beaucoup de choses au club de la capitale hier soir : un peu de vitesse dans le jeu, un peu plus d’impact à la récupération, de l'orgueil et peu plus de talent collectif surtout.

Paris n’a pas joué son jeu. Autant, on avait vu l’équipe de Kombouaré mal récompensée face à Nice (0-1), il y a deux semaines au Parc, autant face à l’OM, le Paris Saint-Germain n’a pas montré grande chose, si ce n’est un bon tir en pivot d’Erding (26e), bien sortie par Steve Mandanda. Antoine Kombouaré avait tenté de ressouder son équipe, en les piquant en vif au cours des derniers jours. Il n’a pas été entendu. Son équpe piétine avec seulement sept points en autant de matchs.

Un PSG stérile offensivement

A l'opposé, Marseille a mis l’intensité que Didier Deschamps appelait de ses vœux dans la semaine. Dès le coup d’envoi, Abriel et Bonnart semaient la zizanie dans l’arrière-garde parisienne. Mais ni Niang de la tête, ni Brandao dans la même minute (2e) ne parvenaient à ajuster la mire. La sortie au bout de vingt minutes de jeu de Stéphane Mbia, remplacé par Edouard Cissé, n’a pas déstabilisé l’équipe phocéenne. C’est même logiquement que Heinze, l’ancienne idole du Parc, ouvrait le score, bien aidé par une poussette fortuite de…Diawara dans son dos (23e).

Dès lors, les Olympiens ont déroulé. Cissé (40e), Niang (41e, sur le poteau puis 55e) et Brandao (67e) auraient dû donner plus de relief à la victoire phocéenne. Ce manque d’efficacité dans le jeu sera la seule tache à retenir de la copie propre rendue par les protégés de Didier Deschamps vendredi soir. Le PSG s’est réveillé dans les dix dernières minutes, grâce notamment à l'entrée en jeu de Ludovic Giuly. En vain. Marseille a retrouvé des certitudes. Le PSG, lui, reste dans ses doutes.

La rédaction - Paul Basse