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Matuidi : « Sur un match, on peut être plus fort que Lyon »

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Pas épargné par les blessures, Saint-Etienne reste sur deux revers consécutifs après une belle série de trois victoires entamée fin septembre. Mais le milieu des Verts assure ne pas douter avant le derby contre Lyon.

Blaise Matuidi, après avoir enregistré trois victoires consécutives, Saint-Etienne reste désormais sur deux revers d’affilée. A quoi l’expliquez-vous ?
Les circonstances ne nous sont pas favorables. Je pense que c’est également un élément important. Après pour le reste, il faudrait demander à l’entraîneur. Je suis avant tout un joueur. On essaie de toujours faire le maximum sur le terrain. On est dans une mauvaise période, on le sait. Il faut savoir que la semaine on fait tout pour être au mieux le week-end. On va essayer de retrouver la forme que l’on avait il y a quatre semaines.

L’infirmerie stéphanoise, qui ne désemplit pas, n’est pas de nature à vous aider non plus…
Ce n’est pas évident non plus. On n’est pas épargné par les blessures. On n’a jamais pu aligner la même défense en championnat deux fois d’affilée. On a perdu Bayal, Loïc Perrin. Varrault est revenu mais il n’avait qu’un seul entraînement dans les pattes avant dimanche. On a perdu Dabo, Monsoreau. Ça fait beaucoup en défense. On sait que dans ce secteur, les automatismes sont primordiaux. Pour l’instant, on ne les a pas.

Et se profile le derby contre Lyon, samedi. Le considérez-vous comme un match à part ?
Oui, car cette rivalité a toujours existé. On va tout faire pour réussir un grand match et faire plaisir à nos supporters, à nous-mêmes et à tous ceux qui aiment l’AS Saint-Etienne. Je ne pense pas à l’échec même si Lyon reste aujourd’hui un club au-dessus de nous. Sur un match, on peut être plus fort qu’eux. D’autant qu’on a eu la preuve ces derniers temps qu’on est mieux contre les grandes équipes.

Vous allez retrouvez Bafé Gomis à cette occasion. Avez-vous déjà évoqué cette rencontre ensemble ?
On n’a pas eu le temps d’en parler mais on se voit souvent. Bafé, c’est comme la famille. Je l’ai connu à Troyes. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup et que j’admire. Mais un match est un match, et, sur le terrain, on sera ennemis pendant 90 minutes. On ne va pas se faire de cadeaux et j’espère qu’il ne marquera pas ce week-end. S’il est amené à jouer, il faudra être vigilant.

A quel accueil du public stéphanois doit-il s’attendre ?
Peu importe, ce n’est pas mon problème. Je sais qu’il a un gros mental et que c’est un gros bosseur. Quel que soit l’accueil, ça ne va pas le toucher. En tout cas, il n’est pas rancunier. Il se souvient que c’est Saint-Etienne qui l’a formé. Il a fait un choix un de carrière logique. Il y a une Coupe du monde en fin de saison et viser plus haut était normal dans sa progression.

recueillis par Edward Jay (RMC Sport)