RMC Sport

Mbappé encore diabolique, Tousart hargneux, Mateta beaucoup trop discret: les notes d’OL-Monaco

-

- - -

Si Monaco a fini par l’emporter sur la pelouse de Lyon en clôture de la 34e journée de Ligue 1 (2-1), l’ASM l’a fait grâce à une grosse première période, marquée par des buts de Falcao et de Mbappé. Porté par Tousart, l’OL a bien tenté de bousculer le leader du championnat. En vain.

LYON

Lopes (6)

Rafael (5)

Nkoulou (4)

Diakhaby (3,5)

Rybus (5)

Ferri (4)

Tousart (6)

Darder (5,5)

Cornet (5)

Depay (5,5)

Mateta (3)

A lire aussi : le film du match

Diakhaby, responsabilité engagée

Son début de match était plutôt costaud et à l’image de sa forme du moment, confiant. Mais le jeune et prometteur défenseur lyonnais s’est manqué sur les deux buts monégasques. Sur le corner amenant l’ouverture du score de Falcao, il est trop attentiste devant Glik et ne s’oppose pas avec autorité face au Polonais (36e). Quant au deuxième but princier, il se fait enrhumer avec une facilité déconcertante par Mbappé (44e). Vigilant devant Germain, qui avait la balle du KO dans les pieds (86e). Une copie beaucoup trop tendre face à une opposition de ce niveau.

Une première sans relief pour Mateta

Comment juger la première titularisation de Jean-Philippe Mateta en Ligue 1 avec le maillot de l’OL ? Tout dépend de ce que l’on veut retenir en fait chez celui qui a dû pallier le forfait d’Alexandre Lacazette ce dimanche soir. Si on se penche sur l’attitude du jeune homme, ce dernier n’a pas flanché alors qu’il était régulièrement au mastic avec Glik et Jemerson, deux sacrés clients en championnat cette saison. Si on se penche en revanche sur son poids dans le jeu, là, les choses se gâtent un peu. Certes, il a toujours eu la volonté de jouer propre, mais pas toujours avec réussite (74 %). Pas une seule frappe à se mettre sous la dent, pas vraiment de bonnes situations à exploiter et un coup de pompe logique en fin de match. Remplacé par Valbuena (71e).

Tousart s’est battu comme un Lyon

On le sait avec lui, dans les duels et dans l’effort, ça déménage. Cela tombe plutôt bien car il fallait au moins ça pour exister dans un milieu dirigé par la paire Fabinho-Bakayoko. La doublure de Gonalons a prouvé, une fois encore, qu’il était bien plus qu’un joueur de ce standing. L’international Espoirs s’est démené comme un… lion. C’est finalement une juste récompense que le but rhodanien soit venu d’un de ses coups de crâne (51e). Et c’est encore son jeu aérien qui a bien failli permettre aux siens de repartir avec le point du match nul (84e). Précieux.

MONACO

Subasic (5)

Raggi (5,5)

Glik (5,5)

Jemerson (4)

Dirar (5)

Bakayoko (6)

Fabinho (7)

Bernardo Silva (7)

Lemar (6)

Mbappé (7,5)

Falcao (6)

Mbappé, toujours aussi grand

A lire aussi : pourquoi OL-Monaco était filmé aussi bas ?

Il a tiré trois fois au but, a cadré les trois buts – aucun joueur sur le terrain dimanche soir n’a eu un meilleur ratio – et a fini par tromper Anthony Lopes, validant le choix de son entraîneur, Leonardo Jardim, de le titulariser pour ce choc sur la pelouse du Parc OL. Kylian Mbappé a inscrit tout seul comme un grand son 13e but de la saison en Ligue 1, son 17e sur ses 17 derniers matches… des chiffres étourdissants auxquels il faut rajouter une percussion constante. Véritable poison, il a multiplié les situations chaudes avant de faire trembler les filets lyonnais. Définitivement indispensable et encore énorme, quatre jours après avoir expédié les siens en demi-finales de Ligue des champions.

Bernardo Silva tout proche du chef d’oeuvre

Il n’a pas toujours eu la réussite escompté dans ses initiatives. Mais l’international portugais a fait mal, très très mal aux Lyonnais dimanche soir. Par ses courses, par ses passes, par son intelligence de jeu. Et lorsqu’il a réuni tout ca dans la même action, cela a donné l’incroyable occasion monégasque de la 43e minute de jeu : un slalom dans la défense lyonnaise, plus précisément dans la surface de réparation de l’OL, avant d’expédier une frappe enroulée du pied gauche directement… sur la transversale d’Anthony Lopes. Un avertissement sans frais et ce, alors que le score n’était encore que de 1-0 pour son équipe. Toujours aussi sûr dans ses transmissions (94 % de passes réussies).

Jemerson, copie contrariée

Son début de match était costaud. Très costaud. Il faut dire que Jean-Philippe Mateta, clairement en manque de temps de jeu, ne l’a pas poussé dans ses retranchements. Le défenseur brésilien a pu étaler sa qualité de relance, sa technique. Du moins en première période, quand l’ASM dominait tranquillement les débats. En seconde, ce fut une autre paire de manches pour l’intéressé, moins fringant. Et surtout moins autoritaire, à l’image de ce duel aérien perdu face à Tousart et qui a accouché du but de l’espoir pour l’OL.

A.D