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Michel : "Après les attentats de Madrid, plus rien n’était comme avant"

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Michel - AFP

Le technicien espagnol Michel était à Madrid lors des attentats qui ont frappé Madrid en 2004. Avant de reprendre la compétition dimanche à Saint-Etienne en clôture de la 14e journée de Ligue 1, le coach de l’OM raconte comment appréhender les tragiques événements du 13 novembre.

Onze ans avant Paris, Madrid a aussi été frappé par un terrible attentat. C’était le 11 mars 2004. L’explosion de plusieurs bombes dans des trains de banlieue faisait 191 victimes et près de 2.000 blessés. Présent dans la capitale espagnole, Michel n’a pas oublié.

« Après, plus rien n’était comme avant, a confié ce vendredi l’entraîneur de l’OM. Il y a un moment où on ne comprend pas ce qui se passe. On pense aux victimes, aux familles. C’est beaucoup de questions par rapport au monde qui nous entoure… »

« Partager les peines et les douleurs ensemble »

C’est dans un contexte aussi lourd que le coach phocéen prépare son groupe à un déplacement à Saint-Etienne dimanche, en clôture de la 14e journée de L1. Mais comment s’y prendre ? Comme RMC Sport l’annonçait il y a deux jours, les joueurs vont se rassembler pour parler des attentats de Paris. Ils se réuniront samedi car le staff voulait que l’ensemble du groupe soit présent.

« On attend que Lass Diarra revienne (il sera de retour samedi après être resté auprès de ses proches, ndlr) pour que l'on soit tous ensemble et que l'on se réunisse, a confirmé Michel. Ce drame nous a profondément affectés. Et comme l'un des nôtres est touché (Diarra a perdu sa cousine, ndlr), cela a encore plus d'impact sur nous. Dans notre groupe, les joies, mais aussi les peines ou la douleur, nous préférons les partager ensemble. Il ne s'agira pas de parler uniquement de notre dégoût et de notre tristesse face à de tels événements. Mais aussi d'évoquer en profondeur le monde dans lequel on vit. »

« Dans le football, il ne doit pas y avoir de couleur, de race ou de religion »

Une semaine après les tragiques événements survenus dans la capitale, les Marseillais veulent appréhender au mieux ce retour au jeu. « Notre métier est important dans ce sens car dans le football il ne doit pas y avoir de couleur, de race ou de religion, avance Michel. C'est juste une histoire d'hommes. Et en tant qu'êtres humains on ne peut pas vivre des semaines comme celle-ci. On parle souvent du football en disant que les joueurs sont agressifs, qu’il y a des problèmes sur les terrains, de la violence. Cette fois-ci, on a été exemplaire à l’image de ce qui s’est passé à Wembley, quelque chose d’extraordinaire. » Souhaitons que Geoffroy-Guichard soit à la hauteur dimanche soir.

La rédaction avec Florent Germain à Marseille