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Monaco-Nantes : l’ASM garde ses distances

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Vainqueur de Nantes dimanche (3-1) sur un score plus large que la physionomie de la rencontre ne le laissait imaginer, avec notamment un doublé de James Rodriguez, Monaco a conservé six longueurs d’avance sur Lille à la deuxième place.

Monaco ne gagnera pas le titre de champion de France cette saison. La cause est entendue. Mais on ne pourra pas reprocher aux joueurs de Claudio Ranieri de ne pas avoir tout fait pour retarder le plus possible le futur sacre du PSG. Si les Parisiens espéraient pouvoir fêter leur deuxième couronne nationale consécutive le week-end prochain à Lyon, le succès de Monaco face à Nantes ce dimanche soir (3-1) ne laisse pas les hommes de Laurent Blanc maîtres d’un tel destin. Avec 13 points d’avance sur l’ASM à six journées de la fin, le PSG ne pourra pas seulement compter sur un éventuel succès à Gerland pour s’assurer du titre : il faudra aussi que Monaco perde à Rennes samedi prochain. Sinon, ce sera pour la journée d’après.

En attendant, l’ASM a assuré l’essentiel contre les Nantais, un succès net qui repousse Lille à six longueurs et dégonfle un peu la pression mise par le LOSC dans la quête de la deuxième place. Sauf retournement de situation inattendu, Monaco sera bien en Ligue des champions la saison prochaine, objectif des hommes de la Principauté en début d’exercice. Et cette future qualification en C1 sera méritée. Et ce match contre Nantes, dans tout ça ? Grand classique du championnat de France avec quinze titres au compteur au coup d’envoi (8 pour Nantes, 7 pour Monaco), cette affiche de la 32e journée disputée sous les yeux de Radamel Falcao – son premier retour à Louis-II depuis sa grave blessure en Coupe de France en janvier – et dont le coup d’envoi a été assuré par l’ancien Monégasque Marcelo Gallardo, s’est révélée plaisante à voir.

Un grand Subasic

D’un côté, une ASM hyper réaliste. De l’autre, un FCN souvent dominateur mais pas assez efficace et qui s’est heurté à un grand Subasic. Résultat, il suffira d’une seule occasion aux Monégasques pour ouvrir le score en première période : lancé par Moutinho, Berbatov centrait pour James Rodriguez qui enveloppait parfaitement sa frappe du gauche (1-0, 18e). En face, Shechter inquiétait par deux fois (27e, 31e) l’arrière-garde de l’ASM, où était aligné Eric Abidal, capitaine. Au retour des vestiaires, Nantes maintenait sa pression et multipliait les occasions avec Gakpé (48e), Shechter (63e, 70e) ou Nicolita (68e), dont le coup franc dévié par la tête de Toulalan n’était pas loin de tromper Subasic. Et comme souvent, l’inefficacité des Canaris allait se payer cash.

Sur un corner de ce diable de James Rodriguez, Raggi devançait tout le monde dans les airs pour marquer de la tête (2-0, 72e). Trois minutes plus tard, le KO arrivait : la faute de Veigneau sur Fabinho provoquait un penalty transformé par l’inévitable Rodriguez (3-0, 76e). Les Nantais auront beau emballer la fin de match en réduisant le score sur une tête de Bedoya (3-1, 78e), l’écart était déjà trop grand pour être rattrapé. Avec sa dix-neuvième victoire de la saison, Monaco file tout droit en Ligue des champions. Avec huit longueurs d’avance sur le premier relégable, Valenciennes, Nantes n’a toujours pas assuré le maintien et ne devra pas s’endormir s’il souhaite l’obtenir au plus vite.

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Alexandre Herbinet