RMC Sport

Monaco-PSG: Mbappé, la défense... ce qu'il faut retenir de la défaite parisienne

Après avoir mené 2-0, le PSG s'est totalement effondré et s'est incliné à Monaco (3-2), ce vendredi, lors de la 11e journée de Ligue 1. Pas rassurant avant son rendez-vous ultra-important mardi contre Leipzig, en phase de groupes de la Ligue des champions.

Monaco renversant, déjà trois défaites pour Paris en Ligue 1

Evénement ce vendredi soir en Ligue 1. Après avoir mené 2-0 au stade Louis-II grâce à un doublé de Kylian Mbappé, le PSG s’est finalement incliné à Monaco (3-2) lors de la 11e journée. Il s’agit déjà de la troisième défaite des Parisiens cette saison en championnat, après Lens (1-0) et Marseille (1-0), et la cinquième toutes compétitions confondues. Pas du tout rassurant, à quatre jours de retrouver le RB Leipzig en phase de groupes de la Ligue des champions (mardi sur RMC Sport) pour un match ultra-important.

De son côté, l’ASM fait un sacré bond au classement en passant de la sixième à la deuxième place, en revenant au passage à quatre points de son adversaire du soir. Réalistes en première période, les hommes de Thomas Tuchel se sont écroulés de manière assez incroyable au retour des vestiaires en encaissant un doublé de Kevin Volland et un troisième but de Cesc Fabregas sur penalty.

Tuchel avait laissé Neymar sur le banc au coup d'envoi

Tuchel l’a reconnu cette semaine en conférence de presse. Pour le PSG, le plus important est de dominer le RB Leipzig mardi pour ne pas compromettre ses chances de qualification pour les huitièmes de finale. Mais avant de retrouver Christopher Nkunku et sa bande, les Parisiens avaient donc un déplacement à négocier sans plusieurs joueurs blessés (Juan Bernat, Thilo Kehrer, Julian Draxler, Idrissa Gueye, Ander Herrera) ou en phase de reprise (Marco Verratti, Mauro Icardi), et avec la nécessité pour Tuchel de gérer les états de forme. 

C’est ce qui l’a poussé à ne pas titulariser Marquinhos, Alessandro Florenzi et Neymar, sollicités ces derniers jours en sélection. Il a opté au coup d’envoi pour un 4-4-2 avec Danilo au milieu et Moise Kean pour épauler Kylian Mbappé en pointe. Ce dernier est resté 68 minutes sur le terrain, alors que Neymar a joué la dernière demi-heure. Sans parvenir à faire la différence. Danilo n'a pas non plus convaincu dans l'entrejeu.

Retour gagnant pour Mbappé

Dans quelle forme allait se présenter Mbappé au stade Louis-II ? Eloigné des terrains pendant deux semaines en raison d’une blessure à la cuisse, revenu à la compétition mardi soir en entrant en jeu lors de la victoire des Bleus face à la Suède (4-2) en Ligue des nations, le champion du monde a été aligné d’entrée par Tuchel. Et il n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour rassurer son entraîneur sur son état de forme. De retour sur les terres où il a découvert le monde professionnel et explosé au plus haut niveau entre 2015 et 2018, il a trouvé la faille dès la 25e minute de jeu avec une facilité déconcertante. Lancé dans la profondeur par Angel Di Maria, il a fait parler sa pointe de vitesse et résisté au retour d’Axel Disasi, avant de conclure d’une frappe sous la barre. C’est avec le même sang-froid qu’il a doublé la mise sur penalty après une faute de Youssouf Fofana sur Rafinha (36e).

Privé d’un troisième but pour une position de hors-jeu (44e), il est tout de même devenu le quatrième meilleur buteur de l’histoire du PSG, en passant devant Mustapha Dahleb, avec désormais 99 buts au compteur toutes compétitions confondues. A ses côtés, Kean n'a pas eu la même efficacité. L'Italien, qui était un temps incertain pour cette rencontre, a notamment trouvé la barre de Vito Mannone sur une reprise de la tête (43e). Il a surtout vu Clément Turpin lui refuser un but pour une supposée position de hors-jeu (39e). Une décision tout sauf évidente qui a provoqué la totale incompréhension du camp parisien, Kean ne semblant pas du tout hors-jeu sur cette action.

Kovac et Volland ont tout relancé

A 2-0, l’affaire semblait attendue. Mais Niko Kovac, par son coaching, et Volland, par son réalisme, ont tout relancé. L’ancien coach du Bayern Munich, qui a sans doute craint de voir son équipe sombrer comme lors de sa défaite face à Lyon (4-1) il y a un mois, a procédé à deux changements dès la pause. Exit Fodé Ballo-Touré et Willem Geubbels, place à Caio Henrique et Cesc Fabregas. Le latéral brésilien s’est tout de suite mis en évidence par ses montées dans le couloir gauche, mettant en difficulté Colin Dagba, et l’expérimenté milieu espagnol a apporté une sérénité bienvenue dans les relances. Monaco a été récompensé de son bon début deuxième période par Kevin Volland, qui se savait très attendu en l’absence de Wissam Ben Yedder, testé positif au coronavirus avec les Bleus. Une minute après avoir buté sur Keylor Navas (51e), l’Allemand a surgi dans la surface pour reprendre un centre contré de Presnel Kimpembe (52e).

C’est à nouveau en renard des surfaces qu’il a inscrit son quatrième but de la saison à la réception d’une déviation de Fabregas (66e), l'autre grand artisan du réveil monégasque. Précieux à la récupération et inspiré dans ses transmissions, c'est lui qui a complètement assommé Paris en convertissant un penalty obtenu après une grossière faute d'Abdou Diallo sur l'intenable Volland. L'ex-défenseur du Borussia Dortmund a logiquement été exclu sur cette action.

RR