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Montpellier résiste à la vague jaune

Djamel Bakar

Djamel Bakar - -

Les Montpelliérains, qui restaient sur trois défaites d’affilée, ont arraché le nul face à Nantes (1-1) grâce à but en toute fin de match. Les Canaris, eux, ratent l’occasion d’asseoir leur quatrième place au classement.

A force de croire que la lueur qui l’entoure depuis sa remontée en Ligue 1 ne finirait pas par s’estomper, le FC Nantes a été puni. Portés en ce début de saison par l’insouciance de la jeunesse et un brin de chance, les Canaris ont concédé le match nul face à Montpellier (1-1) dans les toutes dernières minutes de la rencontre, ce dimanche à la Mosson. Un résultat qui n’arrange personne puisque les hommes de Michel Der Zakarian manquent l’occasion de conforter leur quatrième place et d’accroitre leurs trois points sur l’OM. Pour Montpellier, toujours 16e, la tendance est clairement à la révolte avant le prochain déplacement à Valenciennes. Comme bien souvent en ce début de saison, le salut nantais est venu du buteur maison, Filip Djordjevic. Bien placé, le Serbe a ouvert le score en coupant une frappe ratée de Cissokho à l’angle de la surface (22e). Une entame parfaite, qui aurait sans doute été moins réjouissante si l’arbitre du match, M. Lesage, avait sifflé plus tôt une main évidente de Cissokho dans la surface (11e).

Confronté aux blessures et aux suspensions de ses joueurs, Jean Fernandez a de son côté dû une nouvelle fois composer avec une assise défensive inédite. Et les premières minutes ont mis rapidement en évidence les lacunes d’une équipe restant sur trois défaites d’affilée, dont une cette semaine en Coupe de la Ligue contre Sochaux (2-3). Peu inspiré, Montpellier balbutie son football et peine à se projeter dans les vingt derniers mètres de Nantes. Seul Montpelliérain à combler le manque de liant offensif, Rémy Cabella tente sa chance à plusieurs reprises. En vain. D’abord sur une frappe trop croisée (43e), puis sur un subtil lob frôlant le montant de Riou (45+1e). Le début du réveil, certes poussif, des Héraultais.

Bakar in extremis

Ragaillardis au retour des vestiaires, notamment avec la rentrée de Bakar, les Montpelliérains entament le second acte tambour battant. Illustration deux minutes après la reprise sur une frappe lointaine et sèche de El-Kaoutari, titulaire à place d’Hilton, qui passe tout près. La Mosson exulte même quand Montaño croit marquer le but de l’égalisation (56e), refusé pour une position de hors-jeu. Bien moins en jambes, les Canaris se font progressivement assiéger dans leur camp. Au point de s’offrir quelques frayeurs.

Entré en jeu à la place de Jebbour pour apporter de la percussion, Mounier est proche d’adresser une merveille de passe décisive à Camara, dont la tête rate le cadre de peu (84e). A force d’opiniâtreté, les champions de France 2012 vont finir par être récompensés. Jusque-là impérial, Riou s’incline dans les derniers instants sur une frappe de Bakar, esseulé dans la surface de réparation (90+1e). Globalement dominateur, Montpellier arrache un nul mérité et se donne un peu d’air dans une période morose. Nantes devra, lui, revoir ses fondamentaux et ne pas compter sur le seul Djordjevic pour espérer s’inscrire durablement dans les hauteurs du classement.

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Romain Duchâteau