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Montpellier: sushis, Renault Scenic… les drôles de superstitions de Delort

Andy Delort a confié respecter un cérémonial très précis avant les matchs avec un régime alimentaire immuable et un départ pour les mises au vert à l’hôtel dans une Renault Scenic dont le pot d’échappement touche le sol.

Définitivement transféré de Toulouse à Montpellier l’été dernier, Andy Delort vit une belle saison dans l’Hérault. Celle-ci s’annonçait pourtant compliquée en raison d’une malédiction qui fait fuir la réussite chez chaque porteur du n°9 au MHSC depuis que le règlement de la LFP autorise les joueurs à choisir leur numéro (aucun d’entre eux n’a marqué plus de 10 buts sur une saison avec). L’été dernier, l’ancien Caennais a laissé son 11 à Téji Savanier pour prendre le 9 et a bien cru être, à son tour, frappé par cette déveine. Finalement, il a déjà atteint la barre des 10 buts toutes compétitions confondues. 

"Quand je suis arrivé à Montpellier, je voulais prendre le 9 et tout le monde me disait non, a-t-il expliqué dans une interview à France Bleu Hérault. Ils ont insisté et je pensais qu’ils disaient ça pour rigoler. Mon père qui est un peu croyant et superstitieux m’a dit d’en prendre un autre. J’ai pris le11. Quand Téji (Savanier) est arrivé, il m’a demandé le 11 et je me sentais d’enlever cette malédiction. Au début, ça m’a fait un peu ch… parce qu’entre les penaltys (ratés, ndlr) et le VAR, j’y croyais un peu. Tout le monde me disait de changer le 9. J’ai forcé le destin. Si un attaquant devait enlever cette malédiction, c’était moi." 

Des sushis les veilles de match

Il a développé un peu plus son côté superstitieux qu’il qualifie de "calvaire" pour sa famille. "Je mange des sushis toutes les veilles de match, je touche les filets des buts lors de reconnaissance du terrain, énumère-t-il. Il y a toujours des trucs comme ça. Si je ne marque pas, je vais me dire que c’est à cause de ça." Il a précisé ses propos sur la nourriture japonaise en expliquant qu’il effectuait ce rituel seulement en fonction de l’horaire du match en expliquant: "les veilles de match, je n’ai pas le droit." Tout ça n'est pas très clair.

Et ce n’est pas tout. Le trajet pour rejoindre l’hôtel avant les rencontres est aussi touché par son souci du détail. "Quand on part à l’hôtel, il faut laisser la voiture sur le parking de l’hôtel et revenir, explique-t-il. Un jour, je dis à mon 'collègue' (ami) de m’amener. C‘était à l’époque où j’avais manqué des penalties. Il m’amène avec son vieux Scenic, le pot (d’échappement) touchait par terre. A chaque fois qu’il m’a amené avec le Scenic, j’ai marqué. Quand Téji a repris la compétition, on est allé le chercher avec le Scenic et c’est le soir où il m’a fait la passe décisive, puis il a marqué le week-end d’après. Depuis, à chaque fois on passe le chercher."

NC