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Montpellier tient le choc

Yanga Mbiwa à la lutte avec Gameiro

Yanga Mbiwa à la lutte avec Gameiro - -

Auteur d’un match très solide, Montpellier est passé tout près de la victoire sur le terrain du PSG (2-2), ce dimanche. Si un but de Hoarau en fin de match les a privés de la première place, les Héraultais ont largement réussi leur examen de passage.

La Ligue 1 n’est pas plus avancée sur le nom du futur champion de France. Le PSG et Montpellier, les deux leaders partis en solitaires depuis quelques semaines, n’ont pas réussi à se départager (2-2), ce dimanche. Paris reste leader avec un point d’avance sur son adversaire du jour qui, s’il continue comme ça, peut le rester jusqu’à la fin de la saison. Le club de la Paillade aurait même dû prendre les rênes du championnat en se montrant un peu plus lucide en fin de match. Guillaume Hoarau (2-2, 88e), muet depuis le 21 mai 2011, a sauvé Carlo Ancelotti de son premier camouflet depuis qu’il est arrivé à la tête du PSG après un incroyable travail de Ménez. Dans un Parc des Princes comble mais privé des présidents des deux clubs, Nasser Al-Khelaïfi (seul le prince Al-Thani était dans les travées du Parc) et Louis Nicollin, Montpellier a d’abord pris le jeu à son compte.

Un centre de Bedimo a fait souffler un premier vent de panique dès la première minute de jeu avant que Salvatore Sirigu ne réalise un double arrêt de grande classe face à Utaka et Giroud (9e). Comme au match aller, les hommes de René Girard ont pris le match à leur compte. Mais comme au match aller, ils ont payé leur manque de réalisme et le réveil soudain de Paris. Si Kevin Gameiro, préféré à Javier Pastore dans le onze de départ, a eu deux balles de but (24e, 31e), c’est Alex qui a débloqué la situation sur un coup franc puissant et flottant (1-0, 41e), l'exercice qu’il affectionnait tant du côté de Chelsea et du PSV Eindhoven.

Paris revient de loin

Le défenseur brésilien s’est ensuite montré coupable d’un marquage trop laxiste à l’origine de l’égalisation de Younes Belhanda quatre minutes plus tard (1-1, 45e) à la réception d’un centre parfait de Vitorino Hilton. Logique et mérité. L’égalisation a fait tomber le match dans une certaine crispation. Hormis une frappe non cadrée de Maxwell (52e), les débats se sont résumés à une lutte acharnée au milieu de terrain avec des contacts virils. Sissoko, Matuidi et Motta ont eu les pires difficultés à contenir un Younès Belhanda excellent dans ses prises d’initiatives et d’une créativité débordante. Les deux premiers ont logiquement été avertis pour de grossières fautes alors que l’ancien Milanais s’en est tiré à bon compte.

Une tactique payante puisque le Marocain n’a jamais réussi à trouver le meilleur buteur du championnat, Olivier Giroud, pris dans la tenaille Alex-Sakho. Au lieu de se morfondre à l’instar d’un Kevin Gameiro encore très décevant, l’ancien Tourangeau s’est arraché. C’est en empêchant un ballon de sortir en touche qu’il a délivré un centre parfait pour la tête de John Utaka, auteur de son quatrième but de la saison (1-2, 82e). « On est revenu de loin et on est content d’avoir eu cette réaction à la fin et d’avoir pris ce point, a confié Blaise Matuidi. Montpellier est une bonne équipe qui n’est pas là par hasard. On a pu voir ce soir qu’il faudra compter sur eux. » Un but insuffisant pour décrocher une victoire que de nombreux pronostiqueurs du dimanche leur promettaient. Ils l’auraient méritée, même s’ils auraient aussi pu s’incliner en fin de match quand le PSG s’est enfin réveillé.