RMC Sport

Mosconi : « Il faut un patron dans ce club »

Les réactions, suite au licenciement de Laurent Roussey, tombent en pagaille du côté de Saint-Etienne. La dernière en date, c’est d’Alain Mosconi, ancien administrateur du club stéphanois, n’est pas la moins virulente.

Invité de Luis Attaque, l’ancien membre du conseil de surveillance de l’AS Saint-Etienne, Alain Mosconi, a balayé en revue, selon lui, les différents facteurs ayant entraîné le club stéphanois vers la crise dans lequel il se débat actuellement.

« A Saint-Etienne, on vit en ce moment une aventure un peu bizarre puisqu’on est face à une présidence bicéphale. On sait tous qu’une direction bicéphale est très délicate à faire fonctionner. Surtout lorsqu’on a affaire à deux présidents diamétralement opposés dans la conception, la stratégie et le fonctionnement d’un club. J’ai quitté le conseil parce que j’ai passé l’âge d’être un porteur de valises. Lorsqu’on nous pose des questions, qu’on donne un avis et que de toute façon, les décisions sont déjà prises, je ne vois pas l’intérêt de rester. On est là, on justifie notre présence, voilà tout. »

« Est-ce que je pense que les deux présidents s’entendent bien ? Je dirais officiellement oui. Officieusement, je ne dirais pas que les deux présidents ont la même vision de leur présidence. Je pense que l’autre erreur des deux présidents s’est située dans la répartition des tâches. Ce que je sais, c’est que l’unanimité ne s’est pas faite au moment de la venue de Roussey. Elle était plutôt réelle concernant le nom de Luis Fernandez. Mais bon, la vérité, on ne la connaîtra jamais. J’ai beaucoup d’affection pour ce club, beaucoup d’affection pour au moins un des deux présidents, Bernard Caïazzo, que je connais depuis presque trente ans. »

« Je trouve assez désastreux la situation dans laquelle se trouve l’équipe. Mais ça, c’est un problème d’homme. Le problème exclusif de l’ASSE ne se situe pas dans le choix d’un directeur sportif ou d’un entraîneur. Ce qu’il faut au club, c’est un patron. Il n’y en a pas. Ce n’est pas plus compliqué que cela. L’un ne peut pas dire blanc et l’autre noir. Une présidence bicéphale ne peut pas fonctionner. Bernard a une vision très nationale, très internationale du foot, Roland une approche plus locale. Il faut savoir à un moment donné ce que l’on veut faire de l’AS Saint-Etienne… Si on veut en faire un grand d’Europe ou un club de Division d’Honneur. »

La rédaction