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Nantes: "blessés et indignés", des salariés dénoncent un "climat de haine"

A deux jours du match contre Angers pour la 16e journée de Ligue 1, des salariés du FC Nantes se sont présentés ce vendredi en conférence de presse pour appeler à l'unité et dénoncer "le climat de haine répandu depuis des semaines sur les réseaux sociaux".

La conférence de presse du FC Nantes, organisée ce vendredi à deux jours d’accueillir le voisin angevin à l’occasion de la 16e journée de Ligue 1, ne s’est pas vraiment passée comme prévu. Elle a débuté par une intervention de deux élus du CSE (Comité social économique), Philippe Laurent et Hafid Abdelaziz, représentant les salariés de l’entreprise. Ils ont lu un communiqué pour s’indigner du climat de "violence répétée" autour du club et appeler à "l’union de tous pour atteindre un même but, la réussite du FC Nantes", se disant "touchés, blessés et indignés".

"Depuis plusieurs jours, le FC Nantes est attaqué plus violemment que d'habitude. Certains individus ont ciblé les salariés de l'entreprise. Ils ont divulgué des noms de famille. Ils ont insulté certains d’entre eux. C’est l’institution qui est attaquée", ont-ils déclaré, en réponse notamment à la manifestation survenue dimanche dernier avant la rencontre face à Dijon. Plusieurs centaines de supporters des Canaris s’étaient rendus à la Beaujoire pour exprimer leur ras-le-bol et réclamer le départ de Waldemar Kita. Une nouvelle manifestation est prévue dimanche avant le derby contre le SCO.

Un climat très tendu et une crise de résultats

"Nous sommes indignés et unis avec notre direction dans ces moments difficiles. Les événements de dimanche sont inacceptables comme est inacceptable le climat de haine répandu depuis des semaines sur les réseaux sociaux. (...) Nous souhaitons pouvoir travailler sereinement et appelons au calme et au respect de l’institution et des salariés", ont insisté les deux élus. Dans leur communiqué, les représentants des salariés regrettent "les nombreuses déstabilisations extérieures en tous genres que subit le FC Nantes depuis l’arrivée de Waldemar Kita à la présidence".

Une preuve de plus, s'il en fallait, de la période très compliquée vécue par le club. Défaits mercredi par le Stade de Reims (3-2), pour le deuxième match sur le banc de Patrick Collot, chargé d’assurer l’intérim en remplacement de Christian Gourcuff, les coéquipiers d’Imran Louza n’ont plus gagné depuis le 8 novembre. Ils pointent à une inquiétante 16e place au classement, avec seulement trois points d’avance sur la zone rouge.

RR avec PYL