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Nantes-Monaco : L’ASM sans briller

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Longtemps insipide, le match entre Nantes et Monaco, ce dimanche en clôture de la 14e journée, a accouché d’un triste spectacle rehaussé par un but d’Obbadi qui offre la victoire à des Monégasques (1-0) enfin sortis de leur mauvaise période.

Les cinéphiles connaissent la chanson. Parfois, un film d’auteur sans publicité autour peut se révéler bien meilleur qu’un blockbuster passé au rouleau compresseur du marketing. Et bien en football, cela peut aussi arriver. Match le plus attendu de cette 14e journée de Ligue 1, le choc entre Nantes et Monaco, disputé ce dimanche soir à la Beaujoire, a « fait pschitt », comme dirait l’autre. Quelques actions et même un but à se mettre sous la dent, bien sûr, car difficile d’imaginer un néant total 90 minutes durant, mais un bilan global qui reste très pauvre.

Ces deux monuments du ballon rond hexagonal – huit titres pour les Canaris, sept pour l’ASM – nous ont longtemps offert le défilé de la parfaite panoplie du match insipide : déchet technique, lenteur dans les enchaînements, imprécisions dans les passes, pertes de balle multiple, erreurs dans les derniers gestes. Pour leurs premières retrouvailles en L1 depuis la saison 2008-2009, on attendait mieux des deux promus, l’attendu Monaco et le surprenant Nantes, respectivement troisième et quatrième du classement. Mais on n’a pas vu grand-chose.

Falcao décevant et remplacé

La première période ? Conclue sur l’emballante statistique de… un tir cadré à zéro pour les Monégasques, une subtile talonnade de Rivière contrée par Vizcarrondo et Riou (31e). Deux minutes plus tôt, une frappe dans les nuages d’un James Rodriguez pourtant bien placé à l’entrée de la surface avait fait passer un premier (léger) frisson dans l’enceinte nantaise. La pauvreté de l’ensemble, où l’ASM prenait tout de même le meilleur sur le plan de la possession, nous fera même citer une tête non cadrée de Rivière (13e). La seconde période ? Plus animée mais à peine. Renforcée, surtout, par le but décisif signé Obbadi.

Un sauvetage de Veigneau devant Rivière (48e) et une frappe dévissée d’un Falcao (53e) décevant et remplacé par Anthony Martial à la 62e avaient allumé deux premières mèches. Obbadi embrasera la bonne avec une frappe de près de trente mètres suite à un tir de Rodriguez détourné par Riou à l’issue d’un superbe travail de Martial (1-0, 70e). Les amateurs de technique en mouvement pourront ensuite se délecter d’un génial numéro de soliste de Rodriguez dont le tir frôlait le poteau gauche nantais (75e). Bien plus intense, la fin de match ne changera plus la donne malgré une poussée des Canaris avec un but de la tête d'un Aristeguieta hors jeu (déjà refusé pour une faute de Vizcarrondo sur l'action, 91e) et un extérieur du droit trop enlevé de Bedoya (93e). Vainqueur des Canaris, Monaco met un terme à sa série de deux matches sans victoire en championnat (une défaite, un nul), qui montait même à trois toutes compétitions confondues, et conforte sa troisième place au classement, cinq points devant l'OM, sans voir le PSG et Lille augmenter leur avance. Les Canaris, eux, chutent pour la troisième fois à domicile après… Paris et le LOSC mais conservent leur inattendue cinquième place.

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Alexandre Herbinet