RMC Sport

Nantes-PSG : Entre nostalgie et grand frisson

-

- - -

Nantes a rendez-vous pour son premier gros choc de sa saison, ce dimanche soir (21h) face au PSG. Un match qui a provoqué un gros engouement chez les supporters, heureux de voir leur club disputer à nouveau les grosses affiches de L1.

Samedi 10 août 2013, 21h. Olivier Veigneau, brassard de capitaine autour du bras, pénètre sur la pelouse de la Beaujoire. En tribunes, c’est l’explosion de joie. Quatre ans que les supporters du FC Nantes attendaient ça : revoir leur équipe fétiche à sa place, celle qu’elle avait occupée parmi l’élite durant 44 saisons consécutives. Si l’enceinte nantaise était en ébullition il y a quinze jours, c’est un véritable volcan en éruption qui devrait accueillir les Canaris ce dimanche (21h) pour la réception du PSG.

« Il y a eu du monde face à Bastia, rappelle Veigneau. Face à Sochaux, il y aura du monde, face à Nice également. Pour moi, ce n’est pas qu’un effet Paris. » Vraiment ? Le capitaine du FCN ne devait pas rôder autant du stade, mardi dernier, lors de l’ouverture de la billetterie pour le grand public. Il n’a donc certainement pas vu les longues files d’attente devant les magasins de vente de billets. Ni su qu’en milieu d’après-midi, le même jour, les 36 000 places disponibles avaient déjà trouvé preneurs. Et les joueurs d’avoir droit à une flopée de demandes. « Cela fait un moment que l’on me demande des places, confie le latéral gauche Vincent Bessat. Avant même la publication du calendrier. »

Der Zakarian : « Jésus-Christ ne va pas exister tous les week-ends »

Paris était donc bien coché en gras sur l’agenda du FCNA. Et en tribunes, cette rencontre, qui se disputera donc à guichets fermés, devrait faire beaucoup de bruit. La perspective d’affronter le grand PSG, obligé de l’emporter en Loire-Atlantique après deux matches nuls consécutifs, donne encore plus d’attrait à l’affiche. Et pas mal d’inquiétude à Michel der Zakarian, pas persuadé que le scénario heureux qu’a connu l’AC Ajaccio dimanche dernier au Parc des Princes (0-0) puisse se répéter à la Beaujoire. « Jésus-Christ ne va pas exister tous les week-ends, lâche le technicien nantais. La chance, tu la provoques, mais tu ne peux pas passer tout ton match dans tes 20 mètres. Nous devrons être généreux dans l’effort, courageux et ne rien lâcher. »

Qu’il se rassure. La venue de Paris a beau être l’événement de la saison – en attendant les réceptions de Monaco, Marseille et Bordeaux (derby de l’Atlantique) – ses joueurs n’ont pas l’intention de jouer les supporters. Même devant Ibrahimovic, Cavani et consorts. « Nous allons avoir en face de nous le ‘‘gratin du football mondial’’ parce qu’il y a quelques-uns des meilleurs joueurs du monde, souligne le milieu défensif Lucas Deaux. J’espère que l’on fera bonne figure. Que l’on ne passera pas pour des joueurs qui n’ont pas le niveau. Ça m’ennuierait qu’à la fin du match, on dise de moi que je me suis fait trimbaler… »

A lire aussi :

>> Fernandez : "Le foot français a régressé"

>> PSG-Ajaccio : Cavani sauve les meubles

>> Le PSG doit-il s'alarmer ?

A.D. avec P.-Y.L. à Nantes