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Nantes-PSG : les notes

Thiago Silva et Alex, pas tranquilles ce dimanche soir

Thiago Silva et Alex, pas tranquilles ce dimanche soir - -

Des Nantais brouillons mais volontaires, face à des Parisiens pas encore bien entrés dans leur championnat et trop fébriles défensivement. Cette conclusion de la 3e journée aura vu trois buts et quelques gros ratés. Carnet de notes.

PSG

Face à Nantes dimanche, Laurent Blanc a laissé le traditionnel 4-4-2 aux vestiaires pour faire évoluer son équipe en 4-3-3, avec Lavezzi et Cavani en soutien sur les côtés d’Ibrahimovic et Pastore en doublon de Matuidi, dans un trio axial avec Motta en pointe basse. L’ancien sélectionneur des Bleus s’attendait à trouver un bloc nantais très resserré et voulait privilégier le jeu sur les flancs. Mais c’est finalement l’axe et le jeu long que son équipe a privilégié. Avec plus ou moins de bonheur jusqu’à la sortie de Pastore et le passage de l’équipe dans un 4-4-2 plus familier.

Sirigu : 6

Le portier parisien a d’abord dû faire barrage à une reprise de Cichero (45e). Pas toujours impérial dans ses sorties aériennes, il réalise tout de même une claquette de grande classe sur une tête de Bedoya (59e). Impuissant sur le but nantais et auteur d'une partie propre.

La défense

van der Wiel : 4

Alex : 4

Thiago Silva : 5

Maxwell : 5

Face à des Nantais timorés et incapables d’apporter le surnombre, la défense parisienne a vécu une première période plutôt tranquille, se permettant de venir apporter le danger sur les flancs, à l’image d’un van der Wiel très offensif (mais coupable de certains abandons de poste dans son couloir). Mais, certainement trop tranquille, l’arrière-garde Rouge et Bleu s’est fait peur et a dû jouer les pompiers de service (Maxwell devant Bessat, 44e)… quand elle ne s’est pas plombée toute seule, à l’image du csc d’Alex. Après le but nantais, l’arrière garde parisienne s’est vaguement reprise en main. Loin tout de même de son niveau de la saison dernière et victime d’un vrai manque de sérénité.

Le milieu

Thiago Motta : 6

Javier Pastore : 4

Blaise Matuidi : 4,5

Dans un registre plus relayeur et moins offensif, Javier Pastore a trouvé le moyen… de ne toujours pas influer plus que cela sur le jeu de son équipe. Tout l’inverse de Thiago Motta, qui a fait admirer sa qualité de relance, avec toujours le souci de trouver Ibrahimovic et Cavani dans les meilleures conditions. Quant à Matuidi, il n’a pas eu l’autorité et le volume qu’on lui connait d’ordinaire. Visiblement encore marqué physiquement par sa blessure.

L'attaque

Ibrahimovic : 7

Cavani : 7

Lavezzi : 6

Le trio offensif parisien n’a pas démérité et a pour la première fois de la saison vu son allant récompensé par un succès. Zlatan Ibrahimovic plus en retrait qu’à l’accoutumée s’est montré des plus inspirés et décisif sur les deux buts inscrits par ses deux compères de l’attaque parisienne. Très engagé, Edinson Cavani a pesé sur la défense nantaise et a permis au PSG de mener pour la première fois au score de la saison. Plus brouillon, Ezequiel Lavezzi a toutefois vu sa grinta récompensée avec son premier but de la saison.

Nantes

Dix joueurs sur trente mètres. Voilà à quoi ressemblait Nantes ce dimanche soir face au PSG. Les hommes de Der Zakarian se concentraient au milieu, prêts à exploser en contre dès que les Parisiens perdraient un ballon dangereux vers le rond central, telle une équipe de football américain, sur le point de jaillir à tout moment dans la moitié de terrain adverse. Mais les offensives, placées ou en contre, des partenaires de Cavani finirent par payer, réduisant à néant la volonté collective parfois brouillonne des Canaris.

Riou : 5

Une première belle sortie sur Zlatan Ibrahimovic, mais peut pas grand-chose sur les buts de Cavani et Lavezzi. Pas coupable, mais pas décisif non plus.

La défense axiale

Djilobodji 3

Vizcarrondo 4

Cichero 4

Le trio axial nantais a souvent joué son début de match à quitte ou double. Résultat, une ouverture brillante d’Ibrahimovic lui passe dans le dos et Cavani transforme pour le 1-0. Pari perdu. Côté attaque, Cichero aura réussi à placer une superbe reprise acrobatique sur corner, captée par Sirigu. Quant à Djilobodji , souvent pris en défaut, il est à l’origine de l’égalisation nantaise. Un match fouillis, comme la tactique des Nantais.

Les latéraux

Veigneau 4

Bedoya 5

Avec un PSG en mode « Fort Alamo », les deux latéraux nantais avaient la lourde tâche de mener les contres, seules chances des canaris face aux champions de France. Lavezzi Maxwell d’un côté, van der Wiel, Cavani de l’autre, autant dire que les vis-à-vis du duo Veigneau/Bedoya présentaient de jolis CV. Mais malgré l’opposition, le capitaine des hôtes et son coéquipier américain, n’ont pas eu trop à rougir de la comparaison et ont, tenté plus que réussi, autant que possible. Bedoya a même été l’auteur d’une passe « caramel » pour Bessat en fin de première mi-temps, propulsant ainsi son partenaire face à un Sirigu heureux de voir le cuir du ballon frôler le métal de la transversale. En seconde période, c’est encore Bedoya qui place une belle tête, arrêtée de justesse par le portier parisien.

Le milieu

Deaux 5

Veretout 5.5

Bessat 6

Deaux à l’arrière, Bessat et le jeune Veretout à la relance, le milieu à trois des Nantais a défendu (beaucoup), tenté (un peu) et a surtout beaucoup couru. Veretout est notamment l’auteur du coup franc parfaitement tiré qui amène le but nantais.

L'attaque

Djordjevic 3

Gakpe 3

Djordjevic a fait le match du neuf classique. Discret, tentant d’apparaître au dernier moment pour claquer un pointu salvateur et ainsi inscrire son nom dans l’esprit des supporters adverses. Sauf que malgré une défense parisienne en petite forme le Djordjevic et Gakpe n’ont jamais su mettre sur eux la lumière.

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