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Nantes-PSG : Paris se lance dans la douleur

Ezequiel Lavezzi

Ezequiel Lavezzi - -

Grâce à un but de Lavezzi en fin de match, Paris s’impose à Nantes (2-1) et revient à quatre points de l’OM. Mais ce premier succès fut acquis douloureusement par des Parisiens très, très fébriles derrière…

Laurent Blanc a esquissé le début d’un sourire. De soulagement, plus que de joie certainement, lorsqu’Ezequiel Lavezzi a propulsé un tir de Lucas, repoussé par Riou, dans le but nantais (73e). Parce que le Cévenol n’est pas dupe. S’il a remporté le Trophée des champions face à Bordeaux (2-1), il n’avait toujours pas gagné le moindre match avec sa nouvelle équipe en Ligue 1 avant son déplacement à Nantes. Un retard à l’allumage qu’avait également connu Carlo Ancelotti l’année dernière… mais qu’on aurait probablement moins pardonné à Doha à l’ancien sélectionneur de l’équipe de France, compte-tenu du départ canon de certains concurrents (Monaco, OM).

Paris a donc gagné dimanche soir et en ce sens, le PSG version Blanc a lancé sa saison un match plus tôt que celui d’Ancelotti à la même période. Ça, c’est l’un des bons points de cette partie côté francilien. Mais pour ce qui sera de convaincre, en revanche, le club de la capitale devra repasser. Réorganisés en 4-3-3, avec Cavani et Lavezzi sur les flancs, ainsi que Javier Pastore dans un rôle de relayeur aux côtés de Blaise Matuidi, les Parisiens ont largement dominé les débats pendant… 40 minutes, le temps de voir Ibrahimovic décaler superbement Cavani pour son 2e but en Ligue 1 (24e). Ensuite, Nantes s’est enhardi. Un peu. Ce qui suffit à faire trembler la meilleure défense de Ligue 1 de l’édition 2012-13.

Sirigu préserve Paris

La Beaujoire, pleine à craquer pour soutenir les siens, réclamait du frisson. Et les hommes de Michel Der Zakarian se sont chargés de leur en offrir, d’abord par l’intermédiaire de Bessat, bien décalé par Bedoya (44e) et gêné in extremis par Maxwell. Ensuite sur une reprise acrobatique du gauche de Cichero, repoussée par Sirigu (45e). Mais la grosse sensation, c’est à la 52e minute de jeu que les supporters du FCN vont la vivre, lorsqu’Alex, sous la pression de Djilobodji, expédie le cuir, sur un corner, dans ses propres buts (1-1).

La tendance est alors clairement nantaise. Le gros coup de la 3e journée aussi. Mais c’est sans compter sur la grinta de Lavezzi, qui est là, lui, au contraire de Cavani sur une passe en retrait de Matuidi, idéalement lancé par Ibrahimovic, pour propulser le cuir victorieusement, ce que Lucas avait manqué quelques secondes plus tôt (73e). A voir le banc parisien exulter, le soulagement, le même que celui de Laurent Blanc sur le but de l’Argentin, est palpable. Il sera encore plus criant au coup de sifflet final, après que Paris ait sué, beaucoup, devant une frappe contrée de Pancrate (85e) et une autre, dans la foulée, de Cichero (86e).Mais surtout sur une tête à bout portant de Bedoya, magnifiquement claquée par Sirigu (59e). Au bord de la rupture parfois, plié en deux mais sans jamais rompre, Paris est allé chercher ses trois premiers points de la saison. Sûr que les Rouge et Bleu, à l’instar d’un Thiago Silva assez nerveux en fin de partie, aurait aimé mieux maîtriser les débats. Mais ce qu’Ibrahimovic leur promettait cette saison s’est encore confirmé : tout sera plus dur pour ce PSG. Montpellier, Ajaccio, Nantes. La preuve par trois.

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A.D