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Niang : « On ne doit pas paniquer »

Le capitaine marseillais appelle ses coéquipiers à garder leur sang-froid malgré la sale semaine traversée par l'OM.

Le capitaine marseillais appelle ses coéquipiers à garder leur sang-froid malgré la sale semaine traversée par l'OM. - -

Le capitaine marseillais évoque la mauvaise passe traversée par l’OM et réclame de la patience.

Mamadou, comment vit le groupe depuis la défaite à Monaco ?
Là, ça va. On n’est pas nombreux à l’entraînement. Il y a beaucoup de joueurs en sélection. Même s’il y a toujours la déception du match de dimanche. On essaye de passer à autre chose, de bien profiter de cette semaine de cassure pour reprendre des forces et bien préparer le match de Nancy. On a déjà connu des périodes comme celle-ci la saison passée. L’essentiel est de vite se remobiliser pour arrêter au plus vite cette série.

L’OM a-t-il déjà décroché ?
Le championnat est long. Il y a trente-huit journées et nous n’en sommes qu’à la huitième. Comme je vous le dis, chaque équipe a sa mauvaise période. Pour l’instant, c’est nous. On ne doit pas paniquer, faire bloc. C’est un travail collectif. Si on prend exemple sur notre première mi-temps de Madrid, pendant laquelle on a su faire bloc, on peut être plus costauds que ce que nous avons été contre Valenciennes ou Monaco.

Comment peut-on expliquer que Marseille ne dégage pas encore un grand collectif ?
Il y a beaucoup de nouveaux joueurs. Ils viennent dans un nouvel environnement, avec des nouveaux coéquipiers et un nouveau style de jeu. Tout est différent par rapport à leur ancien club. Il faut leur laisser un temps d’adaptation. Mais j’ai confiance en eux. Il y a plein de choses à travailler. On n’est pas dans la situation de Bordeaux qui joue avec pratiquement la même équipe que l’année dernière ou Lyon qui joue avec trois nouveaux joueurs.

Lucho Gonzalez a en tout cas du mal à trouver ses marques…
Il jouait différemment à Porto. Il y avait des joueurs comme Lisandro ou Hulk qui décrochait beaucoup. Là, il se retrouve avec des joueurs comme moi qui aime bien avoir le ballon en profondeur. Il a joué quatre ans dans une équipe. Il avait un système et un style fait pour lui. Ce n’est pas facile. On doit l’aider.

On vous sait proche de Souleymane Diawara. Comment vit-il sa mauvaise passe ?
On a fait tout un cinéma pour pratiquement rien (Diawara a été arrêté alors qu’il n’avait plus de points sur son permis et passé quelques heures au poste de police, ndlr). Il n’est pas resté toute une nuit en garde à vue non plus. Il est resté trois heures tout au plus. Ce n’est pas comme s’il avait conduit en état d’ivresse ou causé un accident. A Madrid, il n’a pas eu de chance. Il s’est pris un carton rouge, selon moi, immérité. Mais il est bien dans sa tête. C’est quelqu’un de fort mentalement.

Le titre de meilleur buteur est-il un objectif ?
Non, ce n’est pas mon objectif premier. Tout est possible, mais le plus important, c’est de réaliser une grande saison avec mon équipe. C’est d’essayer de ramener quelque chose à la fin de la saison. Le titre de meilleur buteur, ça ne serait que du bonus en tout cas.

La rédaction - Florent Germain à Marseille