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Nice : le Ray en fête, malgré le nul

Christian Brüls

Christian Brüls - -

L’OGC Nice a dignement fêté ses adieux avec le mythique stade du Ray, antre des Aiglons depuis 85 ans, malgré le nul (2-2) concédé face à Montpellier ce dimanche. Place désormais à l’ère de l’Allianz Riviera.

Pourtant habitué aux carnavals, Nice se souviendra longtemps du jour de la « der » du stade du Ray. Pendant populaire de la mythique « Promenade des Anglais », l’enceinte a abrité pendant plus de huit décennies la ferveur du peuple « nissart ». Alors forcément, à l’heure de la quitter affleurait un gros vent d’émotion et de nostalgie chez les quelque 8000 supporters réunis sur la place Masséna en début d’après-midi. Une dernière fois, ils sont « montés au Ray » comme le veut la tradition. L’immense vague rouge et noir a envahi l’avenue Jean Médecin, puis le boulevard Gorbella. Trois kilomètres pour refaire le match de 85 ans d’histoire.

Le spectacle était lancé, et les 18 000 supporters niçois chauffés à blanc ont savouré cet ultime avant-match, avec force chants, banderoles et fumigènes. Une ambiance électrique dont les joueurs ont su se montrer dignes sur le terrain pendant une grosse heure de jeu, en offrant au public du suspense et des buts, avant de plonger physiquement en fin de rencontre. Nice espérait sans doute mieux que le partage des points (2-2). Mais, ce dimanche après-midi, l’essentiel était ailleurs.

Tiéné frappe encore

Les Aiglons, qui restaient sur la cruelle déception d’une élimination en Ligue Europa face aux modestes Chypriotes de l’Apollon Limassol (2-0, 0-1) en milieu de semaine, ont ainsi entamé la rencontre pied au plancher. Malgré une première alerte signée du Montpelliérain Souleymane Camara d’une belle frappe des 20m (10e), c’est bien le défenseur azuréen Timothée Kolodziejczak qui ouvrait le score (17e) d’une tête décroisée sur un corner de Bauthéac. Mais preuve que la tête n’y est pas encore tout à fait en ce début de saison, les hommes de Claude Puel ont cédé une première fois sur une grossière erreur du latéral Amavi, qui offrira sur un plateau l’égalisation à Camara (35e).

Eysseric pensera effacer la déception niçoise en redonnant l’avantage aux siens d’un joli tir des 18m hors de portée de Pionnier peu avant la pause (42e). C’était sans compter sur la pugnacité d’une formation héraultaise dont le héros en ce début de saison s’appelle Siaka Tiéné. Déjà, le latéral avait offert une victoire miraculeuse aux siens en inscrivant le but du 2-1 face à Sochaux au bout du temps additionnel lors de la 3e journée. Cette fois, l’ancien Parisien a enfumé un David Ospina un brin coupable sur un coup franc bien enroulé (52e), pour son deuxième but de la saison. Le Ray, sous l’œil d’une centaine des légendes du club, pouvait tirer sa révérence. Une page se tourne, l’avenir a désormais les traits d’un écrin de 35 000 places nommé Allianz Riviera.

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S.R