RMC Sport

Nicollin : « Girard m'a vexé »

Louis Nicollin, le président de Montpellier

Louis Nicollin, le président de Montpellier - -

Montpellier, qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue après sa victoire mardi contre le PSG (1-0, ap), va offrir l’occasion à Louis Nicollin de venir au Stade de France. Mais le président emblématique est en conflit avec son entraîneur, René Girard.

Louis Nicollin, est-vous pressé d’aller au Stade de France pour la finale de la Coupe de la Ligue ?

Ça me plaît bien la Coupe de la Ligue. La Coupe de France, c’est quelque chose d’extraordinaire. Mais enfin, la Coupe de la Ligue… Aller faire un tour au Stade de France, après mes Juniors (ndlr : vainqueurs de la Gambardella en 2009), je pense que c’est bien. C’est la première fois que je vais y aller pour une aussi grande finale. Le Stade de France, ce n’est pas mal. Ça va être une belle fête.

Avez-vous discuté avec René Girard, en fin de contrat en juin et que vous avez allumé dans la presse avant le match contre le PSG ?

René, je vais le prolonger avec plaisir s’il est intelligent. Je n’aime pas qu’on me fasse la gueule parce qu’il y a eu deux ou trois mots échangés. C’est quand même moi qui paye, il faut avoir du respect. Je ne casse pas les couilles à l’entraineur. Les compos d’équipe, c’est son métier, il se démerde. Après, l’élimination à Reims (ndlr : en Coupe de France), ça m’emmerdait ! S’il veut faire la gueule, on changera, et il y en a un paquet d’entraîneurs qui veut entraîner Montpellier. La tête qu’il faisait mardi soir ce type, ça me rendait malade ! J’aime pas. Je ne veux pas d’un mec qui passe devant moi à la fin du match et qui ne me fasse pas la bise. Ça, ça m’a vexé.

Vous n’acceptez pas qu’il ne vous ait pas salué, au contraire de plusieurs Parisiens…

Les Parisiens, Giuly, Coupet, je les connais. Proux, il ne m’a pas fait la bise, heu… Leproux (ndlr : le président du PSG). La tête qu’il faisait ce type ! On ne partira pas en vacances… Il n’a pas voulu aller boire un coup avec nous, il n’a rien fait. Faut dire je suis un âne, je ne me rappelais pas de son nom. Mais j’ai tellement eu l’habitude des Borelli, Tahar et toute la bande, que je ne m’y fais pas à cette nouvelle équipe. A part les joueurs, parce que je les respecte. Ils ont une belle équipe mais ce n’était pas le même PSG quand même.

Luis Attaque