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Nîmes-Angers: ce qu'il s'est passé sur le but polémique de Bahoken

Le troisième but inscrit ce dimanche par Angers lors de sa victoire à Nîmes (5-1) en championnat s’est accompagné d’une grosse polémique. Les Crocos se sont arrêtés de jouer en pensant que Stéphane Bahoken était hors-jeu, comme signalé par l’arbitre de touche. Ils ont exprimé leur incompréhension après la rencontre.

Une semaine après avoir sombré contre Nice (3-0), Angers a bien réagi en corrigeant le Nîmes Olympique (5-1), ce dimanche, lors de la dixième journée de Ligue 1. Une rencontre marquée par une grosse polémique en seconde période. A la 56e minute, les Angevins ont inscrit un troisième but dans la confusion la plus totale. Sur une passe d’Ismaël Traoré à destination de Stéphane Bahoken, les Nîmois se sont arrêtés de jouer, croyant à un hors-jeu de l’attaquant camerounais (en vidéo ici).

En levant son drapeau, l’arbitre de touche les a confortés dans cette idée, mais Bahoken a poursuivi son action et trompé Baptiste Reynet. De quoi provoquer la colère des Crocos, qui ont demandé en vain à l’arbitre principal Frank Schneider d’annuler le but. Mais Bahoken n’étant pas hors-jeu, le but a bien été validé.

Nîmes-Angers
Nîmes-Angers © Téléfoot

"Mon deuxième but est un petit peu bizarre. Dans les tribunes, j’ai entendu Ludo (Butelle, gardien du SCO) me dire de terminer donc j’ai terminé. Même moi j’étais un peu à l’arrêt, mais j’ai quand même terminé. Ludo me dit toujours de terminer à l’entraînement, c’est grâce à lui. Il a crié. Je ne pense pas être hors-jeu, j’entends et je vois l’arbitre lever son drapeau. Je suis dans l’action et j’ai terminé. Je peux comprendre la frustration des Nîmois, mais c’est comme ça", a raconté après la rencontre Bahoken, qui en est désormais à quatre buts cette saison en championnat. Capitaine des Nîmois, Anthony Briançon a lui exprimé son agacement en conférence de presse.

Arpinon déplore "une erreur d’arbitrage"

"Il y a un ballon dans notre dos, l’arbitre assistant lève le drapeau, on entend le bruit parce que c’est à huis clos. L’arbitre tergiverse et ne siffle pas. On voit même que l’attaquant est nonchalant quand il tire. Si on ne siffle pas là, ça dénature complètement le football. C’est n’importe quoi", a-t-il déploré.

Même incompréhension du côté de Jérôme Arpinon, l’entraîneur nîmois: "J’ai été voir Baptiste (Reynet) à la fin du match pour qu’il m’explique. Je lui ai dit: "Dans un cas de figure comme ça, joue le ballon, ne laisse pas l’adversaire marquer". Quand l’arbitre a vu l’arbitre de touche lever son drapeau, il a laissé l’action se continuer et a sifflé quand Bahoken a frappé. On a contesté le but. Normalement, le capitaine doit venir faire la réserve sur le prochain arrêt de jeu. J’ai dit au capitaine de dégager, il l’a fait et a dit à l’arbitre qu’on posait une réserve. Mais l’arbitre a laissé jouer et après, c’était trop tard. Ce n’est même pas de la naïveté de notre part. On n’a pas pu porter réserve. J’ai senti les joueurs affectés sur ce troisième but. Ils ont eu un sentiment d’injustice. Ce n’est pas une faute de l’équipe, mais une erreur d’arbitrage."

Nîmes-Angers
Nîmes-Angers © Téléfoot

Lui aussi questionné sur cette scène assez improbable, Stéphane Moulin a jugé légitime la déception des Nîmois: "Je peux comprendre leur frustration. Normalement, quand l’arbitre de touche lève son drapeau, c’est qu’il est sûr de lui. On a continué à jouer quand l’arbitre de touche a levé son drapeau parce que l’arbitre n’a pas sifflé. Ils se sont arrêtés et ça a donné une scène un peu cocasse. Il y a une faille parce que l’arbitre de touche n’aurait pas dû lever son drapeau. Ça prête à confusion. On aurait agi de la même manière que les Nîmois. Ça nous est favorable."

Cette cinquième victoire de la saison permet au SCO de grimper au huitième rang du classement, alors que Nîmes occupe la place de barragiste (18e).

RR avec Julien Landry