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Nîmes: primes gelées et inquiétudes pour les salaires des joueurs

Selon L’Equipe, le président du Nîmes Olympique a fait part à ses joueurs de ses craintes quant aux finances du club, dans le rouge en raison de la crise économique. Les salaires pourraient ne pas être payés après le mois de mars si l’argent des droits TV n’est pas versé. En attendant, les Crocos ont déjà sacrifié leurs primes de victoires et de matchs nuls.

Nîmes peut trembler. Avec seulement trois victoires depuis le début de la saison, le NO occupe une inquiétante 19e place en Ligue 1 avant un déplacement à Saint-Etienne dimanche (15h) lors de la 16e journée de Ligue 1. Mais à la crise de résultats s’ajoute une crise économique encore plus grave. Selon L’Equipe, Rani Assaf, le président de Nîmes, s’est adressé aux joueurs mercredi. Si le patron nîmois leur a demandé de retrouver les valeurs de combat et de solidarité chères au club gardois, il a aussi évoqué les graves difficultés rencontrées par le club sur le plan économique.

Car l’insolvabilité de Mediapro, le futur ex-principal diffuseur de la Ligue 1, a un impact énorme sur un club comme Nîmes. En 2018-2019, 70% des revenus hors transferts relevaient des droits TV. Pour l’un des plus petits budgets de Ligue 1 (40 millions d’euros), l’incertitude quant aux versements des droits TV pourrait avoir des répercussions sur les salaires des joueurs. Rani Assaf leur aurait assuré qu’ils seraient versés au moins jusqu’à mars. Mais il aurait menacé de ne pas pouvoir les payer si l’agent des droits TV n’est pas versé d’ici là. Ce n'est pas tout, les Nîmois auraient aussi renoncé à leurs primes de victoires et de matchs nuls qu’ils avaient négociées en début de saison. Elles représenteraient un manque à gagner s’élevant à 10.000 euros pour chaque joueur.

Briançon : "Prêts à faire des efforts"

"C’est une situation préoccupante et qui nous dépasse", avait commenté le capitaine nîmois Anthony Briançon il y a deux semaines sur l'antenne de RMC avant d’ajouter à propos des salaires: "J’avais déjà pris la parole lors du premier confinement. On était prêt à faire un effort financier s’il fallait le faire. On ne nous l’a pas demandé. A terme, ça pourrait arriver. S’il fallait le faire, on le ferait. Il y a des personnes dans notre pays qui sont en plus grande difficulté que nous. Il faut tout remettre en question. Cela reste du football même si c’est notre métier. On sera prêts à faire des efforts."

ABr