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Non à Perrin, oui à Baup ?

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Alain Perrin ne sera pas le prochain entraîneur des Canaris, faute d'accord avec les dirigeants nantais. En revanche, les décideurs canaris semblent désormais sensibles au profil d'Elie Baup

Décidément, à Nantes, suivre l'actualité de son club chéri est loin d'être un long fleuve tranquille. Après avoir limogé Michel Der Zakarian, Waldemar Kita, l'homme fort du côté de la Maison Jaune, pensait avoir saisi le bon filon, attiré le profil idoine dans ses filets pour relancer la machine canari. Alain Perrin. Finalement, il n'en est rien. « Nous n'avons pas réussi à nous mettre d'accord, lui et nous. Je pense qu'Alain Perrin est un entraîneur prestigieux... Aujourd'hui, Perrin, c'est un nom, un palmarès, une exigence... Nantes est en reconstruction et le challenge nantais, tel qu'il est aujourd'hui, ne l'a peut-être pas incité à franchir le pas ».

Pascal Praud, le directeur de la communication du FCN, confirme par ses seuls propos les difficultés rencontrées aujourd'hui par l'entité sportive de Loire-Atlantique. Perrin avait un prix et des exigences (notamment venir avec son fidèle adjoint, Christophe Galtier) pas vraiment conformes aux désirs des dirigeants nantais. De toute façon, plus que de travailler dans l'urgence, c'est un véritable travail de recentrage et de remise en question profonde que souhaite mettre en place, avec l'appui d'un nouvel entraîneur, l'état-major nantais.

« Il va falloir faire un bilan des trois premières journées de championnat, il va falloir essayer de comprendre ce qui n'a pas été dans la préparation, lors des matches amicaux, en fin de saison dernière ». Un nom, ces dernières heures, a été évoqué avec insistance dans les environs de Nantes. Celui d'Elie Baup. Une vieille connaissance de Christian Larièpe, entraîneur, pour le moment, par intérim. « Elie a été entraîneur, il a été formateur. Il a eu des résultats. Je pense que c'est quelqu'un qui présente le profil. C'est Elie qui m'a fait venir à Saint-Etienne en 1992. On a vécu quelques années ensemble. Trop peu de temps à mon goût mais on a eu le temps de partager des bons moments sur et en dehors du terrain ».

Informé de l'intérêt qu'il suscite en Loire-Atlantique, Baup, invité de Luis Attaque, n'a pas tardé à réagir. « Moi, je ne peux pas me permettre dans ma situation de faire la fine bouche. Je dois étudier les projets… Je dois tout étudier. Je sais que je ne dois pas rester trop longtemps sur le côté. Les projets sérieux m’intéressent oui. Avant Lyon, Nantes a été le dernier club à être champion de France. On connaissait ses installations, sa physionomie de formation. Dans le panorama du football français, on ne peut pas avoir Nantes en deuxième division. C’est une évidence, le FCN est un très grand club ».

Baup semble avoir désormais les faveurs des dirigeants nantais et ces derniers le verraient bien reprendre les commandes du navire canari. Mais, quelques heures auparavant, c'était Alain Perrin qui avait encore grâce à leurs yeux... Le feuilleton nantais ne fait peut-être que commencer.

La rédaction