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OL-Bordeaux: les explications des Bad Gones sur les banderoles polémiques

Plusieurs banderoles en guise de provocations contre les récentes interruptions pour propos homophobes ont été déployées ce samedi lors du match entre Lyon et Bordeaux dans le cadre de la 4e journée de Ligue 1. Les Bad Gones, groupe de supporters lyonnais, ont expliqué dans un communiqué les raisons d'un tel déploiement.

S'il n'y a pas eu d'interruption lors de la rencontre entre Lyon et Bordeaux, comptant pour la 4e journée de Ligue 1, plusieurs banderoles ont été déployées dans les deux virages du Groupama Stadium. Certaines à vocation comiques, d'autres plus polémiques et s'en prenant directement à la Ligue et au gouvernement qui, selon bon nombre de supporters, ne combattent pas de la bonne façon l'homophobie dans les stades.

L'un des principaux groupes de supporters lyonnais, les Bad Gones, a expliqué par le biais d'un communiqué le sens des trois banderoles dévoilées dans le virage nord.

Trois banderoles pour "dépasser le coup médiatique" selon les Bad Gones

Pour la première d'entre elles (visible ci-dessus), les "BG" expliquent sur Twitter qu'elle est avant toute "militante". "Elle a pour but de souligner l'hypocrisie de nos dirigeants qui, en mars, casques de chantiers vissés sur le crâne et sourire aux lèvres, visitaient les chantiers d'une Coupe du monde qui se tiendra au Qatar, pays où l'homosexualité est passible de la peine de mort. Rappelons également que ces chantiers ont notamment été visés par un rapport d'Amnesty International dénonçant des conditions de travail esclavagistes..."

La deuxième banderole, faisant ouvertement référence au film culte Le père Nöel est une ordure, vise selon les Bad Gones a "rappeler à tous les lobbies à l'oeuvre dans cette affaire que depuis des dizaines d'années, l'humour noir, trash et choquant fait partie de la culture populaire française". Une troisième banderole ciblant l'amitié entre supporters bordelais et stéphanois permettait, elle, de "revendiquer notre liberté de ton, notre droit au chambrage, même graveleux, et sans qu'elle ne représente aucune discrimination à nos yeux."