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OL: des dirigeants de clubs européens rendent hommage à Aulas pour ses 70 ans

Jean-Michel Aulas fête ses 70 ans ce vendredi. Le dirigeant historique de l'OL, au club depuis 32 ans, a reçu des hommages appuyés de la part de ses homologues présidents, en France comme en Europe. Florilège.

"Visionnaire", "bâtisseur" et "symbole de longévité": qu'importe l'image "clivante" parfois cultivée par Jean-Michel Aulas, ses homologues français et européens n'ont pas de mots assez élogieux pour le président de l'Olympique lyonnais, qui fête ce vendredi ses 70 ans, dont 32 à la tête de l'OL. 

"Passion pour le foot féminin"

Un "dirigeant de grande qualité" pour le ponte de la Juventus Turin Andrea Agnelli, un "excellent président" selon le boss de Tottenham Daniel Levy: le patron de Lyon force le respect chez les personnalités du foot européen interrogées par l'AFP. 

"M. Aulas a été un excellent président de Lyon, supervisant des progrès sportifs significatifs et améliorant les installations avec le stade, tout en maintenant la stabilité économique", loue Daniel Levy en confessant son "admiration" pour "JMA".

"Il a conduit l'Olympique lyonnais sur la voie de la croissance continue", souligne le directeur exécutif de Manchester City Ferran Soriano qui voit en lui un pionnier du football féminin - où l'OL détient le record de titres en Ligue des champions avec 5 sacres. 

"Sa passion pour le football féminin a été une source d'inspiration contagieuse pour de nombreux autres dirigeants et clubs", assure le dirigeant des Citizens, dont la section féminine s'est largement développée en quelques années jusqu'à atteindre deux fois le dernier carré de la Ligue des champions.

Membre du directoire de l'Association européenne des clubs (ECA) depuis sa création en 2008 et auparavant président du feu G14, groupement des clubs parmi les plus puissants d'Europe, Aulas y a conquis les dirigeants du continent.

"Modèle à copier"

"En tant que membre du board de l'ECA, il a soutenu avec force les efforts de développement et de viabilité financière du football", fait valoir Andrea Agnelli. "Nous avons pu apprécier sa grande volonté de moderniser et de réformer le football, notamment lors des réunions de l'ECA", encense encore le N.2 de l'AS Rome, Mauro Baldissoni.

Mais c'est en France, où "JMA" a guidé Lyon vers sept titres de champion, qu'on trouve ses plus fervents zélateurs: "Je le dis en toute humilité, si j'avais un modèle à copier en tant que président d'un club de football ce serait le sien", confie le président d'Amiens Bernard Joannin, admiratif des intuitions d'Aulas.

"Nous sommes PDG de boîtes qui procurent des spectacles sportifs à des clients qu'il faut satisfaire et non plus à des supporters. Jean-Michel a très bien compris ça depuis de nombreuses années", vante Bernard Joannin.

Même admiration chez le président de Strasbourg, Marc Keller: "C'est un véritable bâtisseur, dont la réussite se mesure sur le terrain, avec la qualité de son centre de formation et les nombreux titres conquis par les garçons et par les filles mais aussi en dehors, notamment avec la construction du stade."

"Image tronquée"

"A chaque fois, Jean-Michel Aulas a démontré son talent de dirigeant ambitieux, visionnaire et bâtisseur", juge la présidente de la Ligue de football professionnel (LFP) Nathalie Boy de la Tour, qui retient du règne Aulas la "création d'une enceinte exceptionnelle", son "centre de formation ultra-performant" et le "développement du football féminin".

Une image de gestionnaire exemplaire manifestement pas écornée chez ces dirigeants de clubs français par les saillies régulières du président lyonnais sur Twitter ou en zone mixte. "L'environnement médiatique est très prenant pour tous les présidents", défend Marc Keller, qui siège à côté d'Aulas au Comité exécutif de la Fédération.

"Il m'arrive de le côtoyer dans le privé, c'est quelqu'un de très simple, très agréable, qui gagne à être connu, bien loin de l'image médiatique tronquée qu'il peut véhiculer parfois", assure Bernard Joannin.

"C'est un personnage clivant", reconnaît tout juste le président lillois Gérard Lopez. "On peut ne pas l'aimer, mais son bilan, qui est magnifique, parle de lui-même", estime le patron du Losc, voyant dans le néo-septuagénaire le "symbole de la longévité dans le foot".

AFP