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OL-Nice: Marçal plombe Lyon, les Aiglons hors-sujet à armes égales

Malgré un carton rouge de Marçal peu après la demi-heure de jeu, l'OL a su s'imposer 2-1 contre l'OGC Nice, ce samedi soir pour la 14e journée de Ligue 1. Avant d'être réduit à dix, Lyon réalisait une prestation intéressante alors que son adversaire déjouait complètement. La seconde période a logiquement été à l'avantage des Niçois, bien emmenés par leur meneur de jeu Adam Ounas.

LES TOPS

L'OL entreprenant avant le carton rouge

Avant d'être contrarié à la 34e minute par l'immense faute de Marçal, l'Olympique Lyonnais a été séduisant. Privée de son nouveau capitaine, Memphis Depay, et de Houssem Aouar, l'équipe de Rudi Garcia a pris le contrôle du jeu et s'est montrée entreprenante. La relation entre le milieu de terrain et l'attaque a bien fonctionné, aussi bien en attaque placées que sur les contres, en grande partie grâce à l'habileté technique de Jeff Reine-Adelaïde et au volume de jeu de Martin Terrier.

La défense a toutefois eu quelques difficultés à relancer proprement et a parfois abusé de longs ballons vers Moussa Dembélé. Après le carton rouge, et surtout après la reprise retardée par des fumigènes, l'OL, plutôt que de tenter de profiter des limites techniques adverses, a préféré faire le dos rond (avec la précieuse aide d'Anthony Lopes), a abandonné complètement la possession, s'est retrouvé à cumuler les kilomètres, et a fini par craquer.

Reine-Adélaïde, 34 minutes encore intéressantes

Positionné sur le côté gauche, Jeff Reine-Adelaïde confirme sa bonne forme, dernièrement constatée contre l'OM ou encore Toulouse. L'ancien milieu angevin a encore su être décisif. Il a montré tout ce qu'il était capable de faire sur l'ouverture du score. Car avant de marquer d'une petite frappe croisée bien placée, c'est lui qui est à l'origine de l'action.

Au niveau de la ligne médiane, il récupère dans les pieds d'Hicham Boudaoui, propose un une-deux à Martin Terrier, se défait de son adversaire par un dribble, avant de poursuivre l'action par un déplacement sans ballon intelligent. Sa prestation a encore une fois été interrompue prématurément, cette fois à cause de l'exclusion de Marçal l'ayant contraint à céder sa place à Youssouf Koné. Il n'aurait toutefois pas été scandaleux pour lui de rester sur la pelouse.

Adam Ounas, tant bien que mal

Il est le symbole du réveil niçois en seconde période, bien que cela semble être la conséquence directe de l'infériorité numérique des Lyonnais. Volontaire en première période, mais subissant bien trop le collectif adverse, Adam Ounas a sans doute été le meilleur joueur de champ sur la pelouse après la pause. Par ses prises de balle, ses dribbles et sa vision du jeu, il a su créer du déséquilibre dans les 30 derniers mètres. Son inspiration a bien failli permettre à Kasper Dolberg d'ouvrir le score bien plus tôt.

LES FLOPS

Le geste inadmissible de Marçal

Rarement utilisé depuis le début de saison, Marçal a saboté les efforts de ses partenaires. À la 34e minute, le latéral brésilien se retrouve au duel avec le milieu novice Hicham Boudaoui. Mais de façon incompréhensible, il tente, tel un amateur d'arts martiaux, de lui subtiliser un ballon haut en portant son pied gauche au visage du jeune Algérien.

Les crampons l'ont d'ailleurs griffé à hauteur de l'oreille et de ses yeux, mais sans qu'il n'y ait finalement de conséquence malheureuse. L'arbitre n'a pas hésité la moindre seconde pour chercher le carton rouge dans sa poche arrière. Il y a fort à parier que ce geste horrible lui vaudra une lourde suspension.

La première période abyssale des Niçois

En 4-4-2 avec la première titularisation de l'international algérien Hicham Boudaoui, l'OGC Nice de Patrick Vieira était hors-sujet à armes égales. Le pressing de la paire d'attaquants Ounas-Dolberg constitue le seul point positifs. Les joueurs ont beau s'être appliqués à respecter le schéma tactique, cela n'a pas empêché l'OL de sauter aisément le milieu de terrain et de mettre en seulement quelques passes la défense en difficulté.

Sur le plan offensif, les occasions ont été inexistantes en première période et les nombreux longs ballons sans intérêt. De quoi supposer que la deuxième période nettement plus intéressante n'est due qu'à la supériorité numérique. Kasper Dolberg, auteur d'un but refusé pour hors-jeu avant de finalement trouver la faille à la 78e minute, a ainsi dû attendre la seconde période pour obtenir de premiers ballons exploitables. 

La défense niçoise aux abois

Si la prestation collective niçoise laissait à désirer en première période, les performances individuelles de la ligne défensive ont été particulièrement mauvaises. Dante en est le symbole. Il a manqué une intervention défensive sur le premier but, en faisant involontairement une passe décisive pour Jeff Reine-Adelaïde.

Il a ensuite été bien trop passif sur la remise ratée de Stanley Nsoki amenant le penalty obtenu et transformé par Moussa Dembélé (27e). Pour le reste, les latéraux ont souvent été pris à défaut par les dédoublements lyonnais et les pertes de balle dès les premières relances ont été trop nombreuses. La seconde période a été bien plus tranquille, mais Patrick Burner a trouvé le moyen de récolter un deuxième carton jaune (86e) quand les siens faisaient le siège de la moitié de terrain adverse.

JA