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OM : aux abonnés absents

Stade Vélodrome

Stade Vélodrome - -

L’OM attaquera sa saison au Stade Vélodrome ce dimanche (17h) face à Sochaux dans un contexte inédit. Environ 30% des abonnements en virage (environ 10 000 places) sont encore disponibles. Explications.

De mémoire de supporter marseillais, on n’avait jamais vu ça. « C’est une situation inédite, c’est sûr, glisse Christian Cataldo, président des Dogders, habituels pensionnaires du virage nord du Vélodrome. On n’ira pas jusqu’à dire catastrophique, mais c’est inquiétant. Ça ne s’est jamais produit depuis 1998. La seule année où on a vendu en deux semaines au lieu d’une, c’est quand Drogba est parti. » Alors que l’OM s’apprête à ouvrir sa saison face à Sochaux ce dimanche (17h), environ 10 000 abonnements sont encore sur le marché. A 150 euros les 19 matches, animations incluses, la fameuse carte figure pourtant parmi les plus belles affaires de la cité phocéenne.

Il n’est pas si loin le temps où le détenteur de l’un des 39 000 abonnements était considéré comme un privilégié, suscitant la jalousie de milliers de déçus condamnés à suivre l’ « Ohème » dans les bars ou devant leur télévision. Le club, d’habitude prompt à clamer la popularité de son équipe, la joue aujourd’hui profil bas. S’ils confirment le chiffre des 10 000 sésames vacants, les dirigeants olympiens ont décidé de repousser jusqu’au 4 septembre la période de vente par les clubs de supporters. Il pourrait alors rester environ 20% d’abonnements disponibles. Au-delà de cette date, c’est le club lui-même qui assurera la distribution auprès au grand public.

Morel : « On peut comprendre les supporters »

La désaffection était pourtant presque prévisible. L’OM subit en effet actuellement une multitude de vents contraires difficiles à enrayer. Sur le plan sportif, la catastrophique saison précédente a calmé bien des ardeurs. « Ça a été tellement faible au niveau du jeu qu’on peut comprendre que les supporters soient réticents à prendre des abonnements », reconnait le défenseur Jérémy Morel. Le mercato, pour l’instant limité à la seule arrivée de Florian Raspentino en provenance de Nantes, peine à exciter les supporters. Au manque de clinquant sur le terrain, s’ajoutent un contexte économique morose, un stade Vélodrome en travaux jusqu’en 2014 et des températures caniculaires qui incitent plus à la baignade qu’à des tribunes surchauffées.

A Marseille, on attend désormais l’étincelle qui permettra d’embraser définitivement les tribunes. « Il suffit de deux ou trois victoires et d’une annonce de deux ou trois recrues et ça peut repartir », espère le patron des Yankees, Michel Tonini. « Les gens peuvent se réveiller au dernier moment, acquiesce Christian Cataldo. Il faut faire confiance à l’équipe. » La solution passera par le jeu mais le temps presse pour l’OM. Le PSG (25 000 abonnés) et Lille, qui vient de passer la barre des 30 000, ne sont en effet plus très loin de l’indéboulonnable numéro 1 français.

Sylvain Reignault avec Florent Germain