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OM : comment Bielsa a relancé Payet

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Annoncé sur le départ cet été après des débuts en demi-teinte avec l’OM, Dimitri Payet a enfin pris son envol, sous les couleurs marseillaises. Son abnégation et la patte Marcelo Bielsa n’y sont pas étrangères.

C’est l’histoire d’une résurrection. Après une saison 2013-2014 particulièrement délicate, Dimitri Payet n’était pas loin de quitter l’OM cet été. Par la petite porte. Vincent Labrune n’a jamais caché en privé que le recrutement du Lillois à l’été 2013 avait été initié par José Anigo et Elie Baup, alors respectivement coach et directeur sportif. Et le président du club phocéen n’était pas contre un départ cet été, alors que le joueur n’avait pas trouvé grâce aux yeux de Didier Deschamps pour le Mondial et que Swansea proposait 8 millions d’euros pour l’attirer au pays de Galles.

Mais voilà, Dimitri Payet est du genre têtu. Le joueur de 27 ans croit ardemment pouvoir conquérir le Vélodrome, ainsi que le nouveau technicien de l’OM, Marcelo Bielsa, et décide donc de rester sur la Canebière. Arrivé sans idée très précise du potentiel de Payet, Bielsa tombe rapidement sous le charme. L’état d’esprit et les performances en matches amicaux poussent le coach argentin à confier à Labrune son désir de converser le joueur pour en faire son n°10.

Banco. Comme à Saint-Etienne et à Lille, le phénix s’envole lors de sa deuxième saison. Replacé au poste de n°10, le natif de Saint-Pierre (Réunion) s’amuse. Plus à l’aise que sur les ailes, il organise le jeu et sert Gignac & co avec brio. De quoi enchanter Bielsa : « C’est un joueur très complet, très sérieux à l’entrainement. Il a l’avantage d’utiliser le pied gauche et le pied droit. Il a une vision périphérique de ce qui se passe devant lui en attaque et le talent suffisant pour mettre le ballon là où le rival aura vraiment du mal à le récupérer. Il trouve avec brio tous les joueurs libres et parvient à les mettre en situation favorable. »

Six passes décisives en Ligue 1

Et si ses passes décisives permettent aux attaquants de briller, Payet bénéficie aussi du mouvement permanent qu'il y a en attaque. Le jeu très offensif prôné par Bielsa lui convient et lui permet aussi d'avoir souvent des solutions autour de lui. Au mois de novembre, Payet a délivré trois passes décisives : deux contre Bordeaux (3-1) et une face à Nantes (2-0).

De quoi le placer en tête de la hiérarchie du championnat, avec 6 unités. « A mon poste, il faut marquer et faire marquer. En ce moment, j’arrive à faire marquer les attaquants, savoure Payet. Et c’est bien pour ma confiance d’être redevenu efficace. » A tel point que le téléphone de Labrune pourrait rapidement s’agiter de nouveau. Et pas seulement pour des appels en provenance du pays de Galles.

Jérémy Bilinski avec FGe, à Marseille