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OM: Crise sanitaire, huis-clos... Eyraud a fait le point avec les supporters marseillais

Jacques-Henri Eyraud et ses collaborateurs ont échangé, ce vendredi soir, en visioconférence, avec les principaux leaders des associations de supporters marseillais.

A jamais la première visioconférence avec les supporters marseillais! En cette période de confinement, l’OM s’organise et ne perd pas le contact avec ses groupes de supporters. Le Président de l’OM, qui souhaite organiser des échanges réguliers avec ses fidèles abonnés (Clients VIP, membres d’OM Prime et bien sûr groupes de supporters) avait annoncé vouloir "recueillir les sentiments et interrogations des fans olympiens". Eyraud, qui s’est dit "combatif", a d’abord expliqué que la situation financière de nombreux clubs français, et pas uniquement celle de l’OM, était très impactée par cette crise et le fait de ne pas avoir la garantie que les Droits TV allaient être versés. Pour notamment être en mesure de payer le salaire des joueurs, "JHE" a confirmé que sa volonté était de reprendre la saison, mais a reconnu que le calendrier était susceptible de changer selon l’évolution de la crise sanitaire.

Pour le moment, l’OM a son planning "idéal": reprise de l’entrainement le 11 mai ; retour à la compétition le week-end du 16 et 17 juin, pour une Ligue 1 qui terminerait fin juillet; début de la prochaine saison le 23 août; "Mais c’est le virus qui nous commande", a tenu à rappeler Eyraud, face à des leaders de groupes compréhensifs.

Des supporters fatalistes face à la perspective des huis-clos

Des fans de l’OM compréhensifs… mais surtout fatalistes, quand le sujet des huis-clos a été abordé. Il y a une dizaine de jours, un collectif de 45 groupes "Ultras" avait fustigé l’attitude des dirigeants français et dénoncé la perspective de voir des matchs se dérouler à huis-clos. "Ce football coûte que coûte, réduit à un programme télévisuel, est un football de honte, qui n’aura aucun lendemain", dénonçait le communiqué… que n’avaient pas signé les supporters marseillais.

Les groupes olympiens, qui se démarquent généralement des positions de l’ANS (Association nationale des supporters), ne semblent pas vouloir compliquer encore plus cette situation délicate et inédite. Déçus, frustrés, sceptiques d’imaginer le foot dans ces conditions, mais conscients que la reprise ne passera probablement que par des matchs sans supporters: les leaders des groupes marseillais se sont voulus à l’écoute. Et cette réunion s’est déroulé dans un bon esprit. "On préfère que vous soyez là, c’est dur pour vous, un crève-cœur pour tous", a expliqué en substance le président Eyraud, qui a aussi évoqué la crainte que ces huis-clos soient imposés jusqu’à la fin de l’année civile, si la crise sanitaire devait perdurer.

Florent Germain (à Marseille)