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OM - Di Meco : « ces joueurs-là sont en train de faire disparaitre la passion des supporters »

Eric Di Meco

Eric Di Meco - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

José Anigo l’a affirmé dans Luis Attaque ce lundi sur RMC : il ne quittera pas son poste d’entraîneur de l’OM. Une décision qui ne choque pas Eric Di Meco, membre de la Dream Team RMC Sport, qui préfère pointer du doigt l’implication des joueurs.

La défaite de l’OM face à Rennes au Vélodrome a laissé des traces. Un contexte lourd qu’Eric Di Meco choisit d’imputer aux joueurs phocéens, loin d’être assez impliqués selon lui.

« Quand Elie Baup avait eu des problèmes en début de saison, je dédouanais déjà l’entraîneur et, sur cette antenne, faisais porter la responsabilité aux joueurs. Parce que oui, les entraîneurs ont aussi leur part de faute, mais dans ce que je vois en ce moment à l’OM, il n’y a même pas le minimum côté joueurs désespère notre consultant foot. Ce club est passé par des périodes difficiles. Il n’y a pas eu que des victoires, il n’y a pas eu que des grandes saisons, mais il y avait… le minimum. »

« Même pas le minimum »

« On ressent le problème jusque dans le message des supporters aujourd’hui. Je n’ai jamais connu un public marseillais aussi désabusé. Les gens ne vont plus au stade ! Mes potes me le disent, ils n’y vont plus. J’ai même un ami qui m’a dit ce matin que lorsqu’il voulait se régaler à la télé, il regardait Paris… Quand tu vis ici (à Marseille, ndlr), ça fait mal à entendre. Mais c’est la réalité. Ces joueurs doivent se rendre compte que oui, tu peux être nul, on l’a tous été à un moment de notre carrière, mais tu as un devoir quand tu portes ce maillot. On ne te demande pas d’être un très grand footballeur si tu es un « moyen-courrier » mais au moins, de faire ce qu’il faut dans l’implication, dans la baston. »

« Là, les supporters se détournent du club sans même s’énerver, observe Di Meco. Ils sont résignés. Moi, j’ai connu des sorties de stade difficiles, voire impossibles où il fallait attendre jusqu’à 1h du matin pour quitter l’enceinte. Aujourd’hui, ça n’existe plus. A la limite, tant mieux, mais cela montre bien que ces joueurs-là sont en train de faire disparaitre la passion des supporters et c’est ce qui m’inquiète le plus. »

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