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OM : Du caractère comme signe d’espoir

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Avec cinq défaites de rang, toutes compétitions confondues, Marseille se retrouve plongé dans une crise sportive qui fragilise la position de son entraîneur, Elie Baup. Mais les joueurs s’accrochent à leur capacité de réaction.

Dans le sport, parfois, on s’accroche à ce qu’on peut. Un détail, une attitude. Quelque chose qui donne de l’espoir au milieu du marasme. Sur la Canebière, ce « ce qu’on peut » s’appelle la capacité de réaction. Le caractère. Battus pour la cinquième fois de suite toutes compétitions confondues, ce samedi au Vélodrome contre Reims (2-3), les joueurs de l’OM pourraient s’enfoncer dans cette crise sportive dans laquelle se trouve nimbé le club phocéen. Laisser filer et profiter de la situation pour « lâcher » leur entraîneur. Mais à Marseille, pas question de baisser la tête ou de se laisser sombrer dans la déchéance. Et pour s’en sortir, on compte sur les belles facultés mentales montrées en seconde période face à Reims, quand les joueurs d’Elie Baup ont trouvé les ressources pour égaliser à 2-2 au lieu de sombrer corps et âme après avoir été menés 0-2.

Acte psychologique fondateur ? Les Olympiens veulent y croire. « On a fait beaucoup d’efforts pour revenir, juge le capitaine Steve Mandanda. On n’a pas le choix, se lamenter sur notre sort n’avancera à rien. On doit être meilleurs. Mais surtout ne pas baisser les bras et ne pas lâcher. Il va falloir se serrer les coudes. On est dans cette galère ensemble et on pourra en sortir ensemble. » Unité, solidarité, caractère. La troïka du possible redressement marseillais. « En restant unis, la roue va tourner, se persuade Kassim Abdallah. On ne peut pas nous reprocher le manque d’investissement ou d’envie. » Et Souleymane Diawara d’appuyer le discours : « Il n’y a rien à dire. Juste à aller au charbon. Il faut travailler, travailler et afficher de la solidarité. Montrer qu’on est tous ensemble, ne pas lâcher, ne pas commencer à baisser la tête. C’est dans les moments difficiles qu’on voit si on est fort ou pas, qu’on doit se sortir les tripes et tirer tous dans le même sens. Il va falloir en faire encore plus pour arrêter cette hémorragie. »

Diawara : « Coûte que coûte les trois points à Rennes »

Dans l’œil du cyclone après cette série noire, l’entraîneur olympien affiche un état d’esprit similaire. « C’est une passe difficile mais on ne peut pas dire qu’il n’y a pas d’envie, insiste Elie Baup. Face à Reims, on a eu la volonté de ne pas subir les événements, de faire preuve de caractère. Il faut s’appuyer sur ça. Dans cette situation, ça peut arriver de baisser les bras. Là, tout le monde a réagi pour ne pas l’accepter. Tout le monde s’est ‘‘levé le cul’’ pour changer la tendance. Il n’y a pas les points au bout mais je vois un investissement total de mes joueurs. Mentalement, on a vu qu’ils faisaient face. Ce sont des indicateurs positifs. »

Même le président Vincent Labrune y va de son couplet : « Psychologiquement, en ce moment, c’est compliqué. Mais les joueurs ont montré leur capacité à réagir dans un tel contexte. Avec les valeurs qu’on a, on aura des jours meilleurs. » Le directeur sportif propose même une solution. « L’effort pour revenir à 2-2 était vraiment énorme, lance José Anigo. Les jeunes joueurs sont insouciants et n’ont pas peur de l’environnement ou des sifflets. Cela passera peut-être par eux pour montrer la voie. » Avec un objectif clair à court terme, annoncé par Diawara : « Il nous faut coûte que coûte les trois points à Rennes (samedi 17h, ndlr) ». Le premier jour du reste de leur saison, quoi.

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Alexandre Herbinet avec Y.P. et F.Ge. à Marseille