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OM-Evian : On prend les mêmes et…

Gignac-Payet

Gignac-Payet - -

L’OM s’est imposé ce samedi face à Evian Thonon-Gaillard (2-0) grâce à Gignac et Payet. Mais si les hommes d’Elie Baup ont confirmé leur réalisme offensif, ils ont également conforté certains de leurs errements défensifs.

La saison dernière, après deux journées de championnat, l’OM comptait six points dans son escarcelle. Après tout autant de matches dans cette édition 2013-14, les Phocéens suivent le même tableau de marche. Avec une différence notable tout de même. Contrairement à l’exercice précédent, les hommes d’Elie Baup affichent une balance de buts un peu plus conséquente. Aux trois réalisations inscrites dimanche dernier au Roudourou sont venues s’ajouter deux nouveaux pions, ce samedi face à Evian Thonon-Gaillard (2-0). Signés, comme à Guingamp, par le tandem Gignac-Payet.

C’est le premier qui a dégainé d’abord, réjouissant le public du Vélodrome, comble pour ce premier match disputé avec une moitié de toit au-dessus de sa tête. L’ancien Toulousain a confirmé son bel état de forme, mystifiant d’un crochet Mensah avant d’expédier dans le petit filet opposé de Laquait une frappe sèche du pied gauche (16e). Payet, lui, ne prendra le relais qu’en seconde période, éteignant les derniers espoirs de match nul de l’ETG. Une fois encore, Mensah jouera le rôle de martyr, ridiculisé par les dribbles de son vis-à-vis qui s’empressera de battre Laquait, là aussi, d’une frappe du gauche (66e).

Toujours pas rassurant derrière

2-0, la messe est dite. Pas parce que l’OM domine outrageusement les débats et maitrise, sans sourciller, son sujet. Mais plutôt parce que les Phocéens comptent dans leur rang un grand gardien, Steve Mandanda, en mode international au moment de repousser une frappe de N’Sikulu (88e), qui venait de se jouer de Nkoulou. Et que l’ETG a manqué, aussi, du réalisme chirurgical dont son hôte de l’après-midi a fait preuve. Benezet, régulièrement à son avantage face à Morel, manque bien de provoquer un but contre son camp de Diawara sur un centre vicieux au cordeau (13e). Nkoulou, pas toujours rassurant, est tout proche de l’imiter mais Mandanda, bien concentré, est au point de chute (80e). Le portier numéro 2 des Bleus assure encore le service face à son ancien coéquipier Sougou, prêté cette saison à Evian (90e), et Benezet, encore virevoltant dans le money time (90e+3), pour assurer aux siens un deuxième succès consécutif. « Aujourd’hui, c’est vrai que j’ai été pas mal sollicité, mais on est restés solides et on n’a pas pris de but », relève Mandanda.

L’OM, qui aurait pu faire le break plus tôt (tête de Diawara bloquée par Laquait, 58e) et bénéficié d’un penalty (faute de Sorlin sur A. Ayew, 62e), n’aura donc pas manqué sa première dans son Vélodrome à moitié couvert. Ni l’occasion de rejoindre provisoirement Lyon dans les hautes sphères du classement. Il aura confirmé la bonne santé de son attaque et son réalisme, surtout. Mais il aura également conforté ses errements défensifs de ce début de saison, encore plus criant après la sortie sur blessure à la mi-temps d’Imbula, touché à la cheville et au rendement rapidement discret. Mais tout cela fera l’objet du travail d’Elie Baup la semaine prochaine. « Il faut qu’on arrive à mettre en place notre équipe, avec ces perspectives alléchantes pour tout le monde de jeu vers l’avant, confirme le technicien olympien. Mais il faut régler tout ça pour que l’ensemble soit équilibré. » Certes. Mais pour le moment, et à défaut d’avoir été convaincant, l’OM, comme la saison dernière, est bien au rendez-vous.

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