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OM: "Eyraud prend des Parisiens qui ne connaissent rien au foot", tacle Amoros

Ancien joueur de l’Olympique de Marseille, Manuel Amoros n’a pas du tout apprécié les propos du président Jacques-Henri Eyraud au sujet des supporters du club. "C’est une honte de dire ça quand on est président de l’OM", a-t-il réagi ce mardi dans le RMC Football Show.

Manuel Amoros n'a pas du tout apprécié les propos de Jacques-Henri Eyraud concernant les salariés de l'OM jugés trop "supporters" à ses yeux. Lors d’une visioconférence début décembre, le président du club phocéen avait expliqué ne pas vouloir être entouré uniquement de collaborateurs inconditionnels du club marseillais. "C’est incroyable, c’est une honte de dire ça quand on est président de l’Olympique de Marseille", a réagi Amoros, ancien joueur de l'OM (1989-1993, 1995-1996), ce mardi lors du RMC Football Show.

"Les supporters, les gens de Marseille ne vivent qu’avec les résultats de l’OM, et ça il (Eyraud) ne s’en soucie pas, il s’en fout, regrette le vainqueur de la Ligue des champions 1993. Il est Parisien, il vient là, il a été débarqué président, il fait sa sauce comme il a envie. Il jette les Marseillais qui sont en place depuis des années et il nous prend des Parisiens qui ne comprennent rien au football. Comment tu veux essayer de remettre l’Olympique de Marseille dans le droit chemin et être aussi performant qu’à l’époque?"

Dans son discours sur Le Shack au début du mois, Eyraud avait noté que le fonctionnement dans d’autres pays était très différent. "Il dit qu’en Angleterre et aux Etats-Unis, ce n’est pas la même chose. Il n'a qu’à y aller là-bas, il n'a qu’à partir en Angleterre ou aux États-Unis. Ici on est à Marseille, c’est un club spécial, on le sait", tranche Amoros.

L'ancien latéral de l'équipe de France regrette d'ailleurs que l'OM ne s’appuie pas sur ses anciens joueurs. "Une fois, Eyraud et McCourt nous avaient réuni, avec d’autres collaborateurs, raconte-t-il. On avait discuté de tout, du club, de la formation, etc. A la fin du repas, ils nous avaient dit qu’on allait se revoir très, très rapidement. On attend toujours..."

RW