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OM : Le sursaut d’orgueil d’Anigo

José Anigo

José Anigo - -

Touché dimanche par la défaite à Monaco (2-0), qui a clos une semaine cauchemardesque, José Anigo s’est remis en mode combat ce lundi. En pleine tempête, il croit en la révolte de ces joueurs, dès mercredi contre Valenciennes.

Non, José Anigo n’est pas atteint moralement. A tous ceux qui voyaient une pointe de désespoir sur son visage extrêmement marqué dimanche au stade Louis II, après la défaite de son équipe à Monaco (2-0), le coach phocéen espère montrer très vite qu’il en faut plus pour le déstabiliser. En Principauté, s’il a effectivement été touché, c’est uniquement par un match qui a très logiquement échappé à ses joueurs.

Ce lundi à l’entraînement, José Anigo, qui confiait il y a quelques jours « sa fatigue et son incompréhension face aux errements de son groupe », a parlé à ses joueurs. Avant un match en retard capital à disputer mercredi contre Valenciennes au Vélodrome (19h), il a remobilisé ses troupes. Pour ses joueurs, comme pour lui, il n’est pas question de baisser les bras. « Un discours fort, dans lequel, José sonnait une forme de révolte. C’est là où il est le plus fort, il sait choisir les mots qui remobilisent », confie un joueur.

Des joueurs lui ont envoyé des messages

Ce sursaut d’orgueil, il convient forcément de le mettre en relief avec l’épisode du tag. Deux jours après la défaite humiliante contre Nice en Coupe de France (5-4), ces mots odieux (« Pourquoi pas Adri et pas José ? » Adri étant Adrien, le fils du coach phocéen assassiné le 5 septembre dernier) l’ont profondément meurtri. Mais ils ont aussi ému des membres du groupe et plusieurs salariés du club. Certains joueurs lui ont même envoyé des messages. Ce triste épisode, José Anigo ne l’oubliera jamais. C’est ce qu’il confie à ses proches. « José accepte les critiques sur le plan sportif, confie l’un d’entre eux. Les conséquences d’une défaite, il les prend pour lui. Mais les attaques répétées sur sa famille ou sa nature humaine, il n’en peut plus. »

Depuis ce drame familial, Anigo relativise les résultats de son équipe, et notamment les défaites. L’homme est touché, pas l’entraîneur. Anigo peut aussi compter sur le soutien du club, qui a fait front avec lui. Tous les jours, il s’entretient avec son président. Vincent Labrune apprécie son entraîneur et le remobilise. C’est donc avec la ferme intention de sortir son club de la tempête que l’entraîneur marseillais prépare la venue de Valenciennes. Un match à l’esprit commando.

La rédaction