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OM, le turbo diesel

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Trois victoires de rang, huit buts inscrits, aucun encaissé : l’OM a vécu la plus belle semaine de sa saison avec une qualification pour les 8e de finale de la Ligue des champions et un retour sur le toit de la L1. Qui l’eut cru après un début de saison galère ?

Il avait la banane, « DD ». A cinq minutes de la fin du match face à Montpellier, Deschamps, d’ordinaire tout en contrôle, ne peut masquer un large sourire sur son banc. « Quand on est sûr d’avoir la victoire à la fin, on est forcément plus relâché », justifie timidement le coach olympien. Il ne pourra cependant pas se cacher trop longtemps, après un début novembre poussif marqué par une défaite à Paris (2-1) et un piteux match nul au Vélodrome, contre Lens (1-1). Le diesel marseillais monte désormais en puissance et enchaîne les victoires.

Après la démonstration moscovite de mardi (0-3), les Olympiens ont broyé une équipe montpelliéraine pourtant deuxième de L1 à l’entame du match. Deschamps savoure l’enchaînement de haut vol, doublé d’une qualité de jeu retrouvée : « Se replonger en championnat n’est jamais évident. En face on avait une équipe qui obtenait de très bons résultats à l’extérieur. Il fallait remettre le bleu de chauffe. On a réussi des enchaînements de très bonne qualité avec beaucoup de fluidité. » Les champions sont de retour, même si, du haut de son trône présidentiel, Jean-Claude Dassier refuse de s’enflammer : « On a été parfaits ou presque dans toutes les lignes. Ne nous affolons pas, ne nous emballons pas, prudence et modération… »

Girard : « L’OM est en train de prendre les rênes du foot français »

Rémy et Heinze sur le banc à l’entame du match, Gignac pas encore rétabli : Marseille a de la réserve et des individualités qui retrouvent leur meilleur niveau, en témoigne la superbe prestation de Lucho samedi. « Il me donne grande satisfaction dans tous les domaines, se réjouit ainsi Deschamps à propos de son meneur de jeu argentin. Ce qu’il est capable de faire, son influence sur l’équipe, je n’ai pas de question à me poser là-dessus. »

Coach battu, René Girard ne s’y trompe pas : « C’est l’équipe qui ira au bout, pour plusieurs raisons. Lyon est en fin de cycle, Paris se reconstruit. Marseille est en train de prendre les rênes de notre football. » Un OM qui fonce avec confiance sur son match en retard contre Rennes mercredi (21h). L’occasion de prendre seul, et pour de bon, les rênes du championnat. « Ce match de rattrapage devient pour nous un match de bonus », confie un Dassier heureux. N’était la grave blessure du latéral droit espagnol Cesar Azpilicueta, out jusqu’à la fin de la saison, ligaments rompus. Le seul nuage dans un ciel redevenu tout bleu.