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OM: les supporters ont déjà mis la pression à Carvalho

Dans une interview à La Provence, le Portugais Ricardo Carvalho revient ce samedi sur le début de saison de l'OM et ses premiers pas comme entraîneur adjoint. Il confie avoir déjà croisé quelques supporters impatients dans les rues de Marseille.

Après une très riche carrière de joueur, le Portugais Ricardo Carvalho a décidé de raccrocher les crampons pour se reconvertir comme coach et a débarqué cet été à l'OM comme adjoint d'André Villas-Boas. Si l'arrivée de l'ancien défenseur de Chelsea et du Real a ravi les supporters olympiens, le travail du staff ne s'est pour le moment pas traduit pas des résultats. Et après deux journées de Ligue 1, Carvalho raconte ce samedi dans les colonnes de La Provence s'être déjà mesuré à l'impatience de certains fans.

"Est-ce que je croise des supporters en ville? Oui, je leur dis qu'il faut commencer à gagner. Mais ils me préviennent déjà que si on ne gagne pas à Nice (mercredi, ndlr), ça va être difficile contre Saint-Étienne! Je leur dis 'doucement'", s'amuse-t-il, compréhensif. "Non, mais tout le monde veut que l’OM gagne, poursuit-il. Pour moi, c’est normal. Et je préfère avoir ce type de pression plutôt que de ne pas en avoir du tout! En tant que joueur, c’est mieux. À Monaco, je me mettais moi-même la pression pour me motiver et bien jouer, car je savais qu’il n’y avait pas beaucoup de supporters… Pas la peine ici, la pression arrive tout seul."

"L'adrénaline de la compétition me manquait"

C'est d'ailleurs aussi pour cela que le vainqueur de l'Euro 2016 n'a pas voulu profiter d'une retraite dorée, loin des terrains. "Je suis un compétiteur, j’aurais pu rester chez moi avec ma femme et mes trois enfants. Mais l’adrénaline de la compétition me manquait, la sensation d’être en haut quand tu gagnes et en bas quand tu perds aussi, glisse le Portugais. J’ai toujours eu cet état d’esprit quand j’étais joueur."

Et il espère maintenant le transmettre au vestiaire marseillais. "On doit faire mieux chez nous, assure-t-il. On n’a pas bien débuté, on n’a pas bien joué. Mais on sait qu’on peut faire mieux, et c’est le plus important. C’est le moment d’être ensemble, de faire les choses bien."

CC