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OM: Payan, le maire de Marseille, veut absolument vendre le Vélodrome

Benoît Payan, maire de Marseille depuis quelques semaines seulement, a déclaré ce mercredi soir, dans un live Facebook, qu'il souhaitait vendre le Vélodrome de l'OM. L'élu socialiste estime que le coût supporté par la ville et ses administrés pour la gestion du stade n'est plus acceptable.

"Moi le stade, je veux le vendre parce qu'il nous coûte trop d'argent". Benoît Payan s'est montré catégorique à propos du Vélodrome, ce mercredi soir à la toute fin d'un direct vidéo sur Facebook consacré aux finances de Marseille. Le maire socialiste de la ville concluait un échange d'un peu plus de trois-quarts d'heure avec les internautes, quand il a haussé le ton pour dénoncer la "gabegie financière" que représenterait l'enceinte sportive, propriété de la mairie.

"Je l'ai dit quand j'étais dans l'opposition, a rappelé le successeur de Michèle Rubirola. Je le ferai si je trouve un acheteur, et je me débrouillerai dans les mois et années qui viennent pour trouver un acheteur. Le stade, ce n'est plus possible. Niet, terminé. 15 millions d'euros de la poche des Marseillais pendant 30 ans, c'est terminé".

"Si l’OM est acheteur, vendons-lui le stade"

Depuis que la mairie de Marseille est passée à gauche, ce n'est pas la première fois que la nouvelle équipe municipale se déclare ouverte à une vente du Vélodrome. "Je ne change pas une virgule à ce que j’ai toujours dit: si l’OM est acheteur, vendons-lui le stade", avait déjà rappelé Benoît Payan en juillet

"Tous les grands clubs européens ont besoin de leur outil de travail pour se développer. Plutôt que de dépenser des millions d’euros par an pour le contribuable marseillais, nous aurions tous intérêt à vendre le stade à l’Olympique de Marseille", avait ajouté l'élu marseillais, alors que l'ancien maire Jean-Claude Gaudin (LR) avait toujours refusé de céder le Vélodrome. 

Cette déclaration de Benoît Payan survient en pleine crise à l'OM, au lendemain de la mise à pied de l'entraîneur portugais André Villas-Boas, mais aussi quatre jours après les violences incidents commis par des supporters devant et à l'intérieur du centre d'entraînement. Le club phocéen, gestionnaire exclusif du Vélodrome depuis 2018, s'est quelque peu rassuré, en ramenant un point de son déplacement à Lens (2-2)

JA