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Opération survie à Bollaert

Alaeddine Yahia

Alaeddine Yahia - -

Le RC Lens, 19e, joue contre Brest ce samedi un match capital pour son avenir. Devant leur public, les joueurs de Laszlo Bölöni doivent l’emporter pour garder un maigre espoir de maintien.

Les Lensois sont presque tous unanimes. Tout autre résultat qu’une victoire face à Brest (12e) ce samedi au stade Bollaert (19h) les enverra en Ligue 2. « Si on ne gagne pas, la messe est dite, souffle Sébastien Roudet. Même s’il restera encore sept rencontres à disputer, ce match contre Brest est capital et vital pour le maintien. » Le problème, c’est que les Lensois, à sept longueurs de Caen, le premier non-relégable, n’ont réussi à remporter qu’un seul de leur dix derniers matches. Pas très rassurant.
Autre motif d’inquiétude, la drôle d’atmosphère au sein du groupe de Laszlo Bölöni. En début de semaine, le défenseur Alaeddine Yahia se demandait « si tout le monde [était] concerné par le maintien ». « Je n’ai pas l’impression que tout le monde écoute et mette tout en œuvre pour se maintenir », ajoute Sébastien Roudet. Ambiance.

Roudet : « Ici ce n’est pas le Club Med ! »

Devant son public, c’est une véritable opération survie qui attend le RCL. « Je veux tout donner, marcher sur les pieds des Brestois et de nos prochains adversaires, s’enflamme Roudet. J’aimerais qu’on se fasse respecter chez nous. On a besoin de onze combattants. Ici ce n’est pas le Club Med ! Les adversaires ne doivent pas venir pour prendre les trois points. »
Malgré des résultats catastrophiques, les joueurs de Laszlo Bölöni refusent d’abdiquer. « On va tout faire pour s’en sortir », promet l’entraîneur roumain à ses supporters. Même si dans le public lensois, ils sont nombreux à ne plus y croire et à s’interroger très sérieusement sur les directions prises par le club de Gervais Martel.
« La seule équipe à avoir gagnée le championnat de France (en 1998), c’est celle de Sikora, Lachor et Debève, souligne Antoine Sibierski, attaquant Sang et Or de 1999 à 2003. Ils n’étaient pas les meilleurs joueurs du monde, mais en termes d’investissement et d’intégrité, ils répondaient présents. » Les choses ont apparemment bien changé.

AB avec JB