RMC Sport

Paris a grandi

-

- - -

Crise présidentielle, affaire Kezman, élimination en Coupe de la Ligue… autant de coups durs qui glissent sur Paris, qui a encore prouvé à Nantes (4-1) que l'on pourrait compter sur lui pour le sprint final.

Aucune contrariété ne semble avoir prise sur le PSG cette saison. Que ce soient les remous en coulisses ou les (rares) dérapages sportifs, le club de la capitale montre une étonnante capacité à se relever de tout. Nantes en a fait les frais samedi en subissant une correction à la Beaujoire (1-4) face à des Parisiens qui restaient sur une cuisante élimination en demi-finale de la Coupe de la Ligue, trois jours plus tôt contre Bordeaux (3-0).

Paul Le Guen a pourtant dû composer avec l’absence de son buteur providentiel Guillaume Hoarau, touché à un genou. Mateja Kezman s’étant auto-exclu en jetant son maillot mercredi, ce qui lui vaut une mise à pied de quinze jours, l’entraîneur parisien a aligné un duo d’attaque Giuly-Luyindula inédit. Avec pour résultat un doublé du premier et un but du second. « On a fait ce qu’il fallait, c’est une vraie performance après le match de mercredi. On avait laissé quelques forces mais on a trouvé les ressources pour faire un gros match, et ça nous met bien au classement », se réjouit le Breton.

Au terme d’une prestation parfaitement maîtrisée, seulement troublée par un pénalty peu évident concédé en fin de première mi-temps, Paris a en effet conforté sa place sur le podium. Et ne s’interdit plus de rêver tout haut. « On veut jouer les premières places et aller titiller Lyon, affirme ainsi Sylvain Armand. On a montré ce soir qu'on avait du mental. On a réussi à faire abstraction de l'extra-sportif. Ce n'était pas facile car quand on regardait la télé ou quand on ouvrait les journaux, on avait le sentiment qu'on avait un peu oublié que Paris jouait pour la troisième place. »

Même Le Guen, adepte chevronné du principe de précaution, se voit en candidat crédible à la plus haute marche. « Je pense que Marseille, Bordeaux et Lyon ont plus de potentiel, admet-il. Quand on voit leur effectif et les renforts par exemple au dernier mercato à l'OM, on se dit qu'on est en retrait... Mais, finalement, on ne l’est pas tant que ça sur le terrain » Et c’est là l’essentiel.

La rédaction - Sylvain Coullon